lundi 21 décembre 2015

UN HEROS

Ecrivez sur votre héros ou votre héroïne préféré (e). Personnage réel ou fictionnel, connu ou inconnu.
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Jamais je n’aurais pensé à lui si l’on ne m’avait demandé d’écrire sur mon héros.
Grand lecteur et doté d’une mémoire prodigieuses, il sait faire part avec humilité de ses connaissances à qui les lui demande. Ce n’est pas un personnage de fiction. Il vit pleinement sa retraite dans un cottage normand qu’il a façonné de ses mains avec goût. Lors de nos conversations, il me décrit, roses et jaunes, ses rosiers parfumés qui croissent jusqu’à ses fenêtres. Son jardin est à son image, généreux, plein de charme, foisonnant d’arbres d’essence s rares, de plantes venues de loin et d’arbustes cous dans nos régions.
Il est intarissable et pourrait parler des heures sur des sujets divers tels que l’histoire, la géographie, la politique, la peinture, la littérature… Chaque fois que je le peux, j’aime à le solliciter pour une information ou une autre.
C’est un érudit, un homme brillant qui sait faire partager ses passions. Admiré par les uns, jalousé par les autres, il adopte grâce à son intelligence aigüe une position toujours pédagogique dont personne ne peut se plaindre.
Son esprit curieux, inventif, créatif lui donne une aura bienveillante. Grâce à son caractère pragmatique, il a su développer au contact des autres des facultés relationnelles appréciables. C’est un homme chaleureux doué d’un sens artistique indéniable.
C’est à lui que je me suis consacrée de nombreuses années. Nous avons, lui et moi, le bien le plus précieux qui soit : un fils.

Nadine
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La frontière est souvent ténue entre la réalité et la fiction, entre la vie qu’on mène réellement et le rêve. On peut ne pas être triste à l’annonce de la disparition d’une personne ayant existé et pleurer la mort d’un personnage issu de l’imagination d’un écrivain. Où et comment situer un héros ou une héroïne ? Est-ce celui ou celle qui se distingue pas ses hauts faits ou au contraire par ses failles et ses faiblesses ?
La mienne, puisque c’est une femme, m’accompagne depuis fort longtemps. Elle a essayé d’affronter le quotidien, puis trouvant celui-ci ennuyant et monotone, a rêvé d’une existence faite d’amour absolu, celui que l’on rencontre dans les livres. L’amour romantique, le grand lyrisme ! Mais elle n’a eu que des amants de chair et de sang qui l’ont fait souffrir. Et, tout comme moi, elle a été déçue, perdant petit à petit ses illusions, cherchant vainement le bonheur qu’elle croit avoir trouvé par moments.
Elle est devenue mon amie, fictive certes mais pourtant ô combien réelle ! Elle me ressemble et me comprend c’est une héroïne qui se cogne aux pris rugueuses d’une vie mélancolique et qui ne parvient pas à réaliser ses rêves.
Ses rêves, qui ont tissé son malheur, mais grâce auxquels elle a vécu quelques pages de bonheur intense. Voilà pourquoi je me suis tout naturellement identifié à elle, mon double, mon miroir, mon éternelle jeunesse ! Comme aurait dit son créateur : « Madame Bovary, c’est moi ». Prénom : Emma.

Maria
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Je pense à tous ces héros :
Les inconnus qui ont aidé pendant les guerres, des évadés de prison ou des camps de concentration à partir vers la liberté. Les blessés de guerre, les victimes d’attentats ou de la vie de tous les jours que l’on a rassurés, soignés en attendant les secours.
A tous ceux qui ont su entendre la voix du désespoir de celui ou celle qui voulait en finir de cette vie cruelle, qui s’est dérangé pour écouter, réconforter, en évitant le pire.
Tous ceux qui lors de l’attaque du 13 Novembre ont payé de leur vie en protégeant de leur corps, des êtres chers à leur cœur ou tout simplement par un élan humaniste. Ce petit garçon protégé par sa mère et sa grand’mère a pu avoir la vie sauve. Ce jeune  homme qui a péri en protégeant sa fiancée : trois cas parmi des centaines d’autres

jeudi 17 décembre 2015

LOGORALLYES IMPROMPTUS

Ecrire avec des mots imposés, 10 minutes chrono !
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Croissant – moquerie – plastique – emmitoufler – abribus

Quelle farce ! Quelle moquerie ! pour ce garçonnet emmitouflé qui, devant l’abribus, croque dans un croissant en plastique donné par ses copains.

Marie-Thérèse

S’absenter – honorablement – prévision – dessin – acidité

Inutile de me faire un dessin ! Je sais ! Tu dois t’absenter. Trouve, en prévision, la bonne excuse et prends tes jambes à ton coup le plus honorablement possible pour ne pas déchaîner de propos empreints d’acidité.

Claudine

Somnoler – éponge – orange – programme – vaincre

Il fallait vaincre, éviter de somnoler, c’était tout un programme. Sur la route sinueuse, les cyclistes morts de fatigue, le visage ruisselant attendaient chacun leur tour qu’une éponge salvatrice essuie les gouttes de sueur. Ils avaient faim, ils avaient soif et auraient tout donné pour un quartier d’orange.

Nadine

Racontars –aubépine – coïncidence – envelopper – en vertu de

Une écharpe de brume enveloppe la vallée, le soleil à l’heure de midi perce les nuages et la haie d’aubépines en fleurs embaume le hameau. Deux commères, à la porte du cimetière, détaillent les derniers racontars avec un luxe de détails, déballant l’écume des jours : quelle coïncidence ! Elles sont frappées de stupeur en voyant débouler en trombe une meute de chiens errants. Elles ont à peine le temps de se réfugier derrière le monument, en vertu de leur instinct de conservation.

Marie-Christine

Fâcheux – virtuellement – cerisier – chapeauter - communiante

Les pétales du cerisier, tombés dans la chevelure de la communiante la chapeautaient de neige. Virtuellement, elle devenait une reine ; c’est bien fâcheux de se raconter de pareilles histoires.

Josiane

Véridique – urne – déblayer – orchidée – crépuscule

Le crépuscule doucement descend sur le jardin de la mairie, on ne distingue même plus les belles orchidées qui ornent la pelouse. C’est véridique, il va falloir maintenant déblayer la salle des fêtes avant d’y déposer lurne.

Christiane

Conférence – distinguer – entrain – traquenard – métallisé

Deux messieurs se distinguent par leurs bavardages qu’ils mènent avec entrain. La conférence à laquelle ils assistent est un beau traquenard, se disent-ils. Mais qu’importe, la voilà enfin terminée et ils vont pouvoir repartir dans leur voiture d’un beau gris métallisé.


Paulette

samedi 12 décembre 2015

LES PÉCHÉS CAPITAUX



Orgueil 
Avarice 
Luxure
Colère
Envie
Gourmandise
Paresse


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Colère

« -Tiens, prends ! »
Un regard noir. Son petit bout de nez a frémi. En un instant,  son visage se transforme : front plissé, sourcils froncés, une moue tord sa bouche, il baisse la tête, fait un demi- tour sur lui-même et croise ses mains dans le dos, esquisse quelques pas vers le mur. Il s’en approche et refait volte-face, les yeux fermés, les poings serrés, il revient et crie :
« -Non, non et non » tout en trépignant sur place.
Ayant manifesté sa colère, il s’en va vers le coin de la pièce et boude, la mâchoire crispée, les poings toujours serrés à s’en faire mal.
Le biscuit que lui tend sa mère ne lui plait pas. Ce  n’est pas ce qu’il désirait et il le clame haut et fort. Il ne se roulera pas par terre, en hurlant, comme il le faisait tout petit. Il ne pleurera pas.
Du haut de ses trois ans, il est trop grand pour ses démonstrations. Il boudera, seul dans son coin.
Lui parle-t-on ? Il  ne répondra pas ou alors, esquissant un poing en avant, il répètera en tapant des pieds : « non, non et non ! ».
Théo est coléreux et, à la moindre contrariété, il se fâche, boudant de longues heures dans le coin. Quand son esprit se sera apaisé et que son courroux aura disparu, alors il relèvera la tête, jettera du coin de l’œil, un regard vers ses parents et reviendra comme si de rien n’était, jouer ou se faire câliner.
En grandissant apprendra-t-il à dominer sa colère ou deviendra-t-il comme ce monsieur qui se croit insulté pour un oui ou pour un non et prend la mouche à tout moment ? Sous le coup de son émotion mal acceptée, il rougit puis blêmit et agonise son interlocuteur de grossièretés. Il brandit le poing et serait capable de se lancer dans une mauvaise rixe au point d’être blessé si, souvent des camarades de longue date ne l’en empêchaient. Pour des motifs futiles, dans de violentes bagarres, il a déjà reçu des coups. Il a maintenant le nez dévié comme celui d’un boxeur mais rien n’y fait. Il n’a pas appris à gérer les contrariétés et surtout à acquérir un peu le sens de l’humour. Il démarre au quart de tour et ne sait pas s’arrêter. Le ton monte, monte jusqu’à en perdre la voix. Il s’égosille et s’enroue. Il est la risée de son voisinage. Certains s’amusent du spectacle et le provoquent, sûrs du résultat. Ce n’est pourtant pas un grand gabarit, plutôt un gringalet teigneux et il s’attaque souvent à plus costaud que lui. Un vrai petit roquet devant un grand chien-loup. Et tant pis si pleuvent les coups !
Bien sûr, plus tard, il regrette, jure de se maitriser et de ne plus se mettre en colère mais en vain. 

samedi 5 décembre 2015

BRESIL

Ecrire des acrostiches à partir de mots qui évoquent le Brésil, après le visionnage d'un documentaire sur le thème.
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CAPOEIRA

Combat acrobatique, danse tribale
Aux origines africaines d’Angola et du Zaïre
Pratiquée à l’origine par les esclaves
Outil d’expression de la lutte anti-raciale
Elle s’accompagne de musique et de chants
Implication sociale pour canaliser l’agressivité
Reste un moyen de liberté de mouvements
Aux spectateurs d’entrer dans la danse !

Valérie

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BRESIL

Bizarrerie linguistique en Amérique Latine
Rencontrée par le voyageur qui parcourt celle-ci 
Espagnol est la langue parlée partout
Sauf au Brésil, où le portugais s’impose
Il faut attribuer cette singularité au navigateur Pedro Cabral 
La découverte de ce territoire à la barbe des Espagnols

Emmanuel
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Rio la grande et ses petits villages.
Impossible d’être tristes, les couleurs et la chaleur nous enivrent.
Oublions nos soucis, c’est la fête qui nous ravit.

Toucan, tu es, TOUCAN TU SERAS,
Oiseau coloré de l’Amazonie
Unissez vos couleurs vives qui  nous ravissent
Christ rédempteur, tu nous regardes d’un œil clément, veillant sur la ville.
Allons faire la fête. Chantons et dansons jusqu’à l’aube,
Notre carnaval de Rio sera le plus beau.

Mireille
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Braise et feu
Roulent leurs langues de piment
Encore fumantes, exaltent des parfums
Sélectionnés non en vain
Icones de ce pays multiculturel

Longent les longues plages de sable fin.

Claudine

samedi 28 novembre 2015

LOGORALLYE 8

Ecrire un texte comprenant obligatoirement les mots suivants : Liasse, Provisoire, Embarquer, Engourdissement, Lueur, Passage, Réconfort, Nouveau-né, Résister, Sourire, Pour le meilleur et pour le pire.
Les noms peuvent varier en genre et en nombre et les verbes se conjuguer.
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Elle et lui, pour le meilleur et pour le pire, avaient tout quitté ou… ce qu’il en restait. Ils venaient de loin, du cœur de cet ancien brillant Levant que la guerre continuait de dépecer. Cela faisait maintenant des semaines et des mois qu’ils marchaient vers l’ouest avec un seul bagage à main, franchissant fleuves et déserts, en essayant d’éviter les dangers divers qui ne manquaient pas. L’espoir et la détermination chevillés au corps, ils se rapprochaient pourtant de la mer du « milieu des terres », la Méditerranée, dernier obstacle avant l’Eldorado européen…
Comme beaucoup d’autres, elle et lui venaient d’atteindre le rivage… embarquer sur un rafiot releva du sport et prit du temps. Maintenant, elle était souvent prise d’engourdissements, tant les kilomètres parcourus et le futur bébé pesaient lourd. Le soir où il revint avec sa liasse de papiers et de réservations, ils dormirent peu, tremblant pour cette lueur d’espoir.
Ils prirent la mer par une nuit sans lune, puis ce furent des jours et des jours sur une mer tantôt d’un bleu-noir, tantôt inondée de lumière dorée aveuglante. Le soleil et le sel les brûlaient, ils étaient taraudés par la soif. Leur rafiot se mit alors à errer entre les îles…
Miraculeusement sauvés par des pêcheurs, ils furent déposés sur une île grecque où l’Europe enregistrait les migrants qui affluaient continuellement.
Le passage en Grèce se révéla provisoire mais réconfortant. Pratiquant traditionnellement l’hospitalité, ce pays, déjà affaibli par une longue et sévère crise économique et politique, sut leur apporter la solidarité nécessaire à la poursuite de leur odyssée vers l’ouest de l’Europe, où l’Allemagne et la France ouvriraient leurs portes à ces migrants de guerre.
La venue au monde de leur enfant devenue imminente, elle et lui furent accueillis prioritairement en France.
Résister : ils allaient pouvoir le faire à présent et peut-être se reconstruire une vie. Sourire aussi, après ces épreuves… et d’urgence car le plus bel accueil devait être réservé au nouveau-né.

Françoise
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Pour le meilleur et pour le pire, je me suis vu, sourire aux lèvres, embarqué, à titre provisoire, à la garde d’un nouveau-né. Ce fut là une lueur de réconfort me permettant au passage de résister à l’engourdissement devant une liasse de courrier.

Emmanuel
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Madame Corbac, descendante des illustres Corvidés, directeurs de la Banque du Bocage, était juchée sur la branche maîtresse d’un chêne, par ce beau jour de soleil.
Elle avait convolé en justes noces avec monsieur Corbac, pour le meilleur et pour le pire. On sait que les corbeaux vivent en république et qu’ils sont fidèles. Leur existence d’une longévité exceptionnelle, même jalonnée de tempêtes, essuie toujours victorieusement les orages de la vie.
Madame Cobac veillait sur sa nichée de nouveau-nés, sereine à la pensée que monsieur Corbac chassait sa pitance pour rassasier sa piaillante progéniture. Un engourdissement de bien-être s’emparait de tout son être quand surgit une flamme rousse, obstruant le passage, non loin du boqueteau.
Madame Renard, sans autre préambule, s’avança au pied de l’arbre tutélaire, affichant un sourire mielleux à l’adresse de madame Corbac qui l’ignora délibérément. Sur ces entrefaites, monsieur Corbac, à tire-d’aile, rentrait au bercail, lourdement chargé de victuailles dont la vue alluma une lueur de convoitise dans les yeux de la renarde, la faisant baver d’envie : elle comptait sur ce réconfort qui tomberait du ciel.
Elle eut le toupet de solliciter une aide provisoire, s’embarquant avec force détails à l’appui, dans une affaire échevelée autour de la disparition de monsieur Renard, victime d’un complot ; force était de constater que son soutien manquait cruellement à ses enfants affamés.

samedi 21 novembre 2015

L’ARRIVÉE DE LA TELEVISION

Le petit écran comme on l’appelait autrefois régnait en bonne place dans l’angle du salon. Sitôt le repas terminé, nous nous installions, chacun à sa place, pour regarder nos émissions préférées. C’était l’époque de la chaîne unique et des dimanches en famille. Malgré mon jeune âge, tous les programmes m’intéressaient. Je revois Léon Zitrone et ses épaisses lunettes pour les informations, Catherine Langeais présentant les films fraîchement sortis au cinéma, Denise Glaser discutant avec ses invités dans Discorama et les interludes avec le petit train rébus dont la petite musique résonne encore à mes oreilles.
Il nous était permis de regarder certaines émissions le soir après le dîner. Le cirque féérique de La piste aux étoiles, les variétés où chantaient les nouvelles vedettes du moment, je me les rappelle et surtout la diffusion des 5 colonnes à la une, remarquable pour ses documentaires et ses sujets d’actualité.
Les jeudis étaient consacrés, si j’ai bonne mémoire, aux feuilletons destinés aux enfants de notre âge. Je me souviens d’Ivanhoé, le héros préféré de mon frère, de Zorro et son fidèle Bernardo, de Thierry la Fronde qui fit connaître l’admirable Jean-Claude Drouot.
Je me souviens aussi de ces films du soir dotés du carré blanc qui nous intriguaient et suscitaient notre curiosité. Ils nous étaient bien entendu strictement interdits.
Chez nous, nous ne parlions pas ; la télévision meublait-elle nos silences ? J’ai puisé dans ces programmes certaines connaissances et je regrette la télévision d’autrefois, distrayante et culturelle à la fois.

Nadine
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J'ai  découvert la télévision dans un premier temps en 1960, d'abord chez une tante, la seule de la famille qui en avait fait l'acquisition. Et donc, chaque dimanche soir avec mes parents, nous partions après diner chez ma tante pour regarder LE film du dimanche soir, c'était devenu un rituel. Il m'arrivait parfois d'y rencontrer un cousin, venu lui aussi saluer notre tante. Avec le recul, j'ai pensé ensuite que c'était peut-être avant tout pour lui tenir un peu compagnie que mes parents avaient instauré cette habitude. Mon oncle venait en effet de décéder et ma grand-mère, qui en vieillissant avait été accueillie chez cette tante qui disposait de la place nécessaire, avait suivi peu après... Ma tante se retrouvait alors bien seule d'un coup.
Chez nous, c'est en 1962 qu'elle a fait son apparition. Je m'en souviens très bien car mon frère  effectuait son service militaire et je me rappelle que ma mère avait voulu lui faire la surprise à l'occasion d'une permission. Si elle a toujours été très présente et attentionnée  pour moi et mes sœurs, quand nous étions malades ou hospitalisées, et même alors que nous étions mariées, il faut bien reconnaître qu'elle avait tout de même un petit faible pour mon frère. Qu'importe, l'important était d'avoir enfin la télévision et j'en étais bien contente.
Ainsi, le dimanche nous avions aussi LE film de l'après-midi que je regardais avec mon père, ma mère étant occupée en cuisine et à d'autres travaux ménagers ; elle semblait aussi moins captivée par ce nouvel appareil. Je garde en tête quelque titres : « Thierry la Fronde », le feuilleton quotidien de 19h40 : « Janique Aimée ». Et pour ce feuilleton que nous suivions avec beaucoup d'intérêt à l'époque, je me rappelle j'allais chercher chaque jour peu avant le début une voisine et amie de mon âge, elle n'avait pas encore la télévision chez elle et venait donc en profiter chez nous, ce feuilleton la passionnant tout autant que nous. Et ensuite, nous pouvions en discuter entre nous.
Le soir, mes parents ne se couchaient pas tard car ils devaient se lever  très tôt pour travailler. J'avais l'autorisation de regarder la télévision seule pour un moment donné, mais en sourdine, avec le son vraiment très bas  pour ne pas gêner leur sommeil léger, tellement bas que j'en avais le nez sur l'écran.

dimanche 15 novembre 2015

LOGORALLYES IMPROMPTUS

Inattendu – piment – craquer – à la dérobée - fée
Tu mets du piment dans ma vie. Tu me fais craquer quand je te regarde à la dérobée. Tu émerges dans la brume comme une fée totalement inattendue.

Claudine

À pleins poumons – obsessionnel – vitrine – lune – au diable vauvert
Petite, il m’arrivait, au moment de noël, de me poster de manière obsessionnelle devant les vitrines de jouets… J’ai encore à l’esprit une sombre scène de sabbat par une nuit de pleine lune ; je respirai alors à pleins poumons et envoyai au diable vauvert, panoplies de sorcières et leurs accessoires délirants. Non, c’était sûr, je n’allais pas commander cela au Père Noel !

Françoise

Adolescent – renifler – éventail – discrètement – salade
Jadis, alors que j'étais adolescente, à un dîner, un soir d’été, quelqu’un m'a donné un éventail. Je reniflais discrètement derrière, pendant qu’un copain me racontait une drôle d’histoire, une véritable salade !

Josiane

Brindille – ressort – confier – fourmilière – exotisme
Je suis en vacances, dans une île au soleil, assise à même le sol sur un tas de brindilles, à l’ombre d’un arbre qui sent l’exotisme. Du regard, je confie à la mer devant moi, les sensations que j’éprouve dans ce petit coin de paradis. Soudain, tel un ressort, je me dresse sur mes pieds, je n’avais pas remarqué la fourmilière à mes côtés.

Paulette

Aiguille – charbon – encore – nacre – rebondir
Bondir er rebondir encore sur un tas de charbon, à un perdre un coquillage en nacre ou une aiguille. Comment faire pour les retrouver ?

Marie-Thérèse

Grelotter – ironique – sanglier – spécialité – clé  
D’un air ironique, ma mère nous invitait à goûter sa spécialité à base de sanglier rôti tandis que la clé tournait dans la serrure pour faire place aux chasseurs qui grelottaient de froid après une journée bien remplie.

Nadine

Vitre – collant – crépuscule – à la bonne franquette – attacher
Comme nous étions invités, à la bonne franquette, un soir d'hiver, au crépuscule, nous montâmes dans notre vieille Gordini. En cours de route, notre véhicule poussa un étrange hoquet, aux abords d’une friche industrielle déserte et plongée dans l'obscurité. Le moteur cala puis stoppa définitivement. La vitre se couvrait de buée. Je défis ma ceinture, scrupuleusement attachée trois heures plus tôt. Je m’extirpai de l’habitacle, ouvris la portière et posai directement ma chaussure sur un chewing-gum bien collant.

Marie-Christine

Sucrer – éternellement – verrue – chaloupe – à la dérobée
Une verrue qui s’est sucrée à la dérobée, s’est vue reléguée éternellement sur une chaloupe à la dérive.

Emmanuel

samedi 7 novembre 2015

UNE BELLE PERSONNE AGEE






La société et la littérature ne sont pas tendres avec les personnes âgées et leur beauté est rarement reconnue, pourtant...
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Dans la société actuelle, les vieilles personnes sont mises de côté, oubliées ou ignorées, à cause de la peur de vieillir et de l’idée de la mort qui fait fuir.
Pourtant, regardez cette vieille dame qui fait son marché. Ses rides au coin des yeux racontent les moments merveilleux qu’elle a vécus, celles au coin des lèvres, les sourires et les rires qui fusaient. Quant aux rides profondes qui barrent son front, ce sont celles des soucis, des malheurs qui ont ponctué sa longue existence. Si vous observez ses mains usées, vous y verrez toute une vie de travail et tant de caresses données. Sa démarche est lente et hésitante. Désormais son corps prend ce temps qu’il n’avait pas avant. Ses cheveux sont devenus blancs et lui font une couronne d’argent. Dans son regard, on aperçoit de l’amour à revendre, de l’expérience et des histoires à transmettre. Sa mémoire devient défaillante, mais elle se souvient parfaitement de l’affection qu’elle a reçue, donnée et transmise. Ne jugez pas une vieille ou un vieux au premier coup d’œil, souvenez-vous que ce corps usé a ri, chanté, aimé, travaillé et qu’un jour… vous aurez peut-être la chance d’être comme eux.

Valérie
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Toujours le mot arrivant juste à propos comme une caresse pour apaiser les tempêtes, à la fois humoristique et tendre, comme une douce brise qui soulage les maux de cœur et met du baume aux âmes tourmentées. Mais elle peut renvoyer des éclairs quand elle aborde l'injustice, la pauvreté et la misère.
Pas si expansive et pourtant si généreuse, elle est souvent silencieuse, mais ce n'est que pour mieux se tourner vers les autres. Elle dispense avec modération à chacun son bonjour et son petit mot du jour, sans pour cela se refréner. Une lumière en ses yeux s'allume quand elle aborde les faits de société. De ceux qui défendent la veuve et l'orphelin, le sans-papier et sans domicile et surtout les élèves qu'elle a pris sous son aile protectrice depuis déjà tant d'années. Ceux qui ont réussi dans la vie à s'en sortir et à crier haut et fort qu'il dispose de ce qu’il y a de plus constructif dans la vie : l'entraide et la solidarité. Ils reviennent vers leur tutrice, leur éducatrice, leur mère Térésa

dimanche 18 octobre 2015

LES APPARENCES SONT VRAIMENT TROMPEUSES

Ecrire un texte dont la dernière phrase sera : Les apparences sont vraiment trompeuses.
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Lors de la dernière guerre mondiale, les services secrets britanniques se livrèrent – sous le nom de code « Fortitude » - à une monumentale mise en scène visant à faire accroire aux Allemands que le débarquement des Alliés se ferait ailleurs qu’en Normandie et plus précisément dans la région du Pas-de-Calais.
Sur des hectares aux confins de Douvres, on étend une myriade de simili-avons, blindés ; barges et autres engins de guerre, réalisés en carton-pâte.
Les avions de reconnaissance allemands, contraints de voler à très haute altitude pour échapper aux avions de chasse anglais – les redoutables Spitfire – rapporteront à leur retour, les photos d’une énorme concentration de moyens militaires alliés, présageant une intervention dans la région, c’est-à-dire ailleurs qu’en Normandie.
Les Allemands iront, par conséquent, cantonner leurs corps blindés dans le Pas-de-Calais où ils se trouveront coincés, les bombardiers alliés s’empressant de détruire ponts et voies ferrées.

Le trompe-l’œil « Fortitude » aura pleinement réussi modifiant le cours de l’Histoire. Les apparences sont vraiment trompeuses.

Emmanuel
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Avec son costume d’un gris clair, très particulier, sa chemise blanche et sa cravate de couleur fondue qu’il change chaque jour, ce chef de service  est, pour Blandine, le symbole même de l’élégance et du sérieux. Toujours courtois avec ses collègues comme avec ses subordonnés ou autres membres du personnel, il émane de lui une sorte d’attirance bien qu’il garde toujours ses distances. Jamais, elle ne l’a entendu rire aux éclats ou s’esclaffer comme le font d’autres chefs à des moments de pause. Seul se dessine sur son visage, un léger sourire montrant qu’il n’est pas indifférent à son entourage.
Il n’élève jamais la voix. Fort aimable, il parle toujours d’un même ton tranquille. Arrive-t-elle en retard ? Pas de reproche ni de ton acerbe ! Il l’accueille de ces mots « Un petit problème, ce matin ? » Son ton doux et calme la fait bafouiller : «oui, excusez-moi, Monsieur, problème de réveil ou de transport… ». Son travail ne lui donne-t-il pas entièrement satisfaction ? Il prend le temps de lui expliquer pourquoi cela ne lui convient pas. Il ne se départit jamais de son calme. Rien ne semble l’énerver ni le faire sortir de ses gonds. Ses questions se résument souvent à un ou deux mots sollicitant de son vis-à-vis

dimanche 11 octobre 2015

DRÔLE D'INVENTAIRE 1

Choses qui mettent en colère
Choses qui font rire
Choses qui dégoûtent

Inventaire commun réalisé par Claudine, Christiane, Emmanuel, Françoise, Josiane, Marie-Christine, Marie-Thérèse, Mireille, Paulette, Valérie...
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Choses qui mettent en colère

-         L’impossibilité d’ouvrir ma porte de chambre, quelqu’un l’ayant fermée de force ou avec un passe, mais lequel ?
-       Que l’on se serve de la religion comme d’un paravent et que l’on puisse tuer en son nom.
-    Des amis qui vous appellent  mais qui en réalité ont besoin qu'on leur rende service.
-    Une personne qui tarde à résoudre des problèmes qui empoisonnent la vie d'une autre
-  Les personnes qui jettent leurs cigarettes par la fenêtre de leur voiture et qui provoquent un incendie.
-   La personne qui ne commence à se préparer qu’à la toute dernière minute et qui finalement fait attendre tout le monde, mettant les autres en retard.
-         La survenue de la catastrophe majeure de Fukushima, avec l’image insoutenable des cartables rangés sur les étagères de l’école, alors que les jeunes propriétaires ont disparu.
-         Je m’indigne du temps et de l’effort que je gaspille sans cesse à la recherche de clefs, lunettes et autres objets d’usage courant.
-         La victoire de la bêtise et de la barbarie.
-         Toutes les injustices, particulièrement celles qui touchent les enfants.
-         Que l’on profère des jugements sans fondement et parle dans le dos des autres.
-         La désinvolture de passants souillant de leurs déchets la voie publique.
-         Casser mon assiette préférée par maladresse.
-         Ne pas pouvoir traverser une route nationale parce que je ne vois plus les feux.
-        La déforestation massive, cautionnée par les plus grandes instances, le gaspillage de papier à l’école, à la maison, dans les bureaux et ailleurs.
-         Ne pas retrouver les plats à leur place quand j’en ai besoin.
-         Les cancans méchants d’une personne qui se pose en modèle.
-         Les malheurs (maladie, accident, drame…) qui frappent ceux qui m’entourent.
-         Un individu qui à tort et s'obstine à vouloir avoir raison.
-         Le profit insensé des marchands d’armes, exterminant blessés et corps médical, dans un hôpital : mais une arme est-elle douée de discernement ?
-         Des pétards qui explosent, la nuit, en dehors des jours de fête.
-         L’introduction de publicités dans les boîtes à lettres s’apparente, à mes yeux, à une violation de domicile.
-         Jalouser et vouloir s’emparer de tout pour son usage personnel, râler et se plaindre en permanence sans jamais se préoccuper du sort d’autrui.
-   Le commerçant de mauvaise foi, qui refuse après m’avoir fait payer, de reconnaître qu’il a oublié de me donner mes fruits.
-         Les sdf, les laissés-pour-compte d’une société qui montre son mauvais profil.
-     Des touristes sur une plage, en bordure d’une forêt, qui font un barbecue au pied même du panneau d’interdiction.
-         Les enfants confinés dans la promiscuité, même en période estivale ; tous ceux qui sont maltraités et dont on ne découvre l’existence qu’à titre posthume dans les médias.
-         La mauvaise volonté, la mauvaise foi, faire semblant de ne pas comprendre.

-         Couardise, opportunisme, indélicatesse, goujaterie, hypocrisie.
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Choses qui font rire

-         Voir un chat s’amuser avec sa queue.
-     Une personne avec un rire communicatif qui arrive à entraîner les autres
-       Des fleurs artificielles si bien imitées que je les pense naturelles et suis prête à respirer leur parfum, en me disant « pauvre imbécile ! »
-   Les réactions innocentes d’enfant : « Mamie, pourquoi tu t’es déguisée en clown, aujourd’hui ? »
-         Un quiproquo ou un lapsus donnant lieu à une situation drôle.
-       Jouer avec les mots. Par exemple : poubelle est un nom propre destiné à mettre les saletés, les déchets.
-   Dans un bal masqué, quelqu’un qui s’était déguisé en vache folle, au moment de l’épidémie.
-         Les numéros de clown qui me rappellent