samedi 7 mars 2015

L'ADIEU AU CIRQUE

Imaginez que vous êtes un artiste de cirque et que vous devez le quitter...
......................................................

Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai toujours dansé. D’ailleurs mes parents le disaient bien.  Dès mes premiers pas, j’esquisse déjà des mouvements de danse sur le plancher de la caravane ou sur le sol rugueux où nous campons. Je remue les bras tout en me trémoussant au son de la musique, avançant et reculant en m’inclinant. Aussi très jeune, mon grand oncle m’initie à l’art de monter les poneys tandis que ma mère m’inculque les premiers rudiments de la danse.
Vers cinq ans, je commence mes premiers entrechats dans l’arène parmi les danseurs. Mon numéro ne dure que quelques minutes mais les spectateurs applaudissent à tout rompre. Je voudrais bien rester plus longtemps en scène mais, pas de caprices, je dois obéir et sortir. Pour quelques moments de bonheur qui me grisent que de longues heures d’entrainement sous le regard vigilant et sévère de mes mentors ! Souvent, c’est dur ! Parfois  j’ai envie d’aller jouer, d’autres fois, j’ai mal aux jambes ou je me sens fatiguée. Mais je dois y aller. La réalisation d’un numéro demande un long travail. Heureusement, très vite, la pensée des cris, des rires des enfants  au spectacle me stimule.

dimanche 15 février 2015

NUIT BLANCHE

Nuits blanches et insomnies, racontez-les comme vous voulez : texte narratif ou acrostiche...




......................................................................

Mes nuits blanches sont noires
Elles sont longues et
Seule dans mon lit

Ne peux m'endormir
Une seule pensée pour pouvoir
Idéalement rêver
Toujours me poursuit
Sans pour autant venir.

Bien des fois je pleure
Luttant contre les heures
Attendant ce sommeil
N'être qu'un fantôme esseulé
Crier en silence dans le noir
Hurler mon désespoir
Et jusqu'au matin où tout s'éveille
Se retrouver les yeux cernés et fatigués...

Valérie
.......................................................................................
L’insomnie se glisse subrepticement dans votre lit au même moment où vous vous étiez promis de passer une bonne nuit. A peine entre les draps, vous sentez soudain un petit frémissement, comme une démangeaison qui n’augure rien de bon. Car elle est là, la coquine, et elle se rit de vous, soufflant le chaud, le froid dans votre cou ou à hauteur des reins. Je voudrais dormir. Je suis exténuée, dites-vous ! Mais comment trouver le sommeil ? Dois-je rester immobile et compter les moutons ? Me mettre sur le dos ou bien sur le côté ? Fermer les yeux et surtout ne plus penser. Mais elle se moque de moi et l’insomnie est là pour me glisser dans l’ombre toutes ces idées que je veux oublier, et même m’en suggérer de nouvelles pour me tourmenter davantage.

mercredi 11 février 2015

DÉFINITIONS IMAGINAIRES 7

Inventez des définitions (sans regarder dans le dictionnaire) pour les mots suivants : abattures, callipyge, estrapade, jalet, lantiponner, matassin, moyette, orpailleur, quaiche, ubac, vibrisses
......................................................................

Abattures : terme de vocabulaire médiéval militaire désignant des engins de siège conçus pour forcer les murailles  / coupes faites dans un bois / obstacles formés par des arbres abattus par l’homme ou la tempête / Objets qui tiennent dans la main, qui sont en métal pour la plupart de différentes formes, transporter par les chasseurs qui en tapant dessus font un vacarme lors de la battue pour rabattre les animaux / Manque de gibier à la chasse. Quelles abattures pour ce chasseur bredouille ! / Se dit d'un être abattu par un effort sportif trop important entrainant des courbatures / Action d’abattre des travaux, des bêtes ou des gens / Opérations forestières visant les arbres destinés notamment à la desserte de chantiers navals à l’époque de la marine à voile. /Terme péjoratif relatif à des chasses outrancières frisant le massacre de gibier.

Véritable définition
Abattures : terme de chasse. Traces qu’un cerf laisse dans les broussailles où il est passé. Un cerf se reconnaît à ses abattures

.........................................................................................

Callipyge : Faire toujours des câlins, malgré le nombre d’années « piges » / reproduction parfaite d’un écrit ou d’un dessin / De cal = chaux. Écriture ancienne sur les murs à la chaux, précurseur des tags / Se trouver en callipyge est une expression péjorative qui implique une idée de dépréciation et de discrimination envers des personnes considérées comme trop âgées pour correspondre aux modalités et critères de recherche d’emploi / Substance pâteuse d’étanchéité destinée à colmater des fissures / jeune garçon, ou jeune fille qui nettoie les lettres des imprimantes d'un journal, pour avoir une impression toujours parfaite / reproduction parfaite d’un chef d’œuvre / pupitre à la surface bombée propre à la calligraphie d’arabesques et autres entrelacements / Terme élogieux attribué à un érudit en de multiples domaines

Véritable définition
Callipyge : adj. terme de l’Antiquité. Vénus callipyge, Vénus aux belles fesses, nom d’une statue de Vénus.

lundi 2 février 2015

LOGORALLYE VISUEL 1




Ecrire un texte où seront intégrés des éléments de ces trois photos





.......................................................................

Depuis des années, Pierre est fou de marine. Il collectionne tout ce qu’il trouve à propos des paquebots : affiches, vaisselles, pavillons, bouées et autres objets insolites. Il a même installé dans son grand jardin telle une sculpture,  une magnifique ancre marine qu’il a fichée en terre et ornée de diverses bricoles. Il est aussi très féru de leurs histoires et dans sa bibliothèque, trônent différents livres sur les grandes compagnies maritimes : la Compagnie Générale Transatlantique dite « French Line », la « Holland America Line » ou la « Cunard Line » et sur leurs bâtiments. Il est intarissable quand il aborde ce sujet.
Depuis quelques temps, il s’est mis en tête de fabriquer lui-même leur maquette. Il a réalisé celle du « Washington » construit en 1861 et le premier « France » de 1864. Il fouine aussi dans les brocantes ou « aux puces ». Dernièrement, il a eu de la chance. Il est tombé sur un modèle réduit  du « Normandie ».  Mais il n’a rien ou presque rien du « France » Peut-être, ne pourrait-il au moins, à la grande Braderie de Lille,  dénicher un pavillon ou une affiche voire même un verre ou un couvert portant incrusté la marque du célèbre navire? Tant de brocanteurs y sont présents. Oui, mais il habite bien trop loin ! Vite un coup de fil à son amie de toujours.

mercredi 28 janvier 2015

UN AMI D'ENFANCE


Margot est ma meilleur copine, je suis toujours fourré chez elle et, plus précisément, avec elle dans son grand grenier qui nous sert de local de prédilection et où personne, en général, ne vient nous déranger. Y sont entreposés jouets et analogues, tels que guignols et pantins, masques et déguisements, babioles et colifichets. Cela en fait un vaste théâtre où nous pouvons folâtrer jusqu’à ce que des sommations de plus en plus sonores et menaçantes nous en extirpent.
De deux ans mon aînée et lectrice acharnée de la Comtesse de Ségur, elle mène le jeu et, bon gré mal gré, m’en impose : elle sera châtelaine et moi page, maîtresse de maison et moi valet, professeur et moi élève, juge et moi inculpé, Blanche-Neige et moi tous les sept nains pour la servir.
Le cinéma est pour nous une source d’inspiration. Ainsi, d’une séquence tirée du film « La Momie », Margot singe l’acteur vedette, Boris Karloff. Plus précisément, elle se tient debout, adossée contre le mur, les avant-bras croisés sur sa poitrine et les yeux clos. Quant à moi, accroupi et coiffé d’un casque colonial, je joue le rôle de l’égyptologue déchiffrant la malédiction propre à réveiller la momie. Margot décroise avec lenteur ses bras, les laissant retomber à ses côtés puis ouvre grand les yeux, dardant un regard qui, immanquablement, me glace d’épouvante… et j’en redemande.
Une fois, interrompant soudain je ne sais quel scenario, Margot m’interpelle à brûle-pourpoint :
-          Au fait, pendant que j’y pense, j’aimerais bien savoir si tu as l’intention un jour de te marier avec moi. Répond par oui ou par non !
-          Euh… Oui.
-          Très bien ! Alors il faut vite nous fiancer afin que tu ne te ravises pas dès que j’aurai le dos tourné.
-          Et quand on sera fiancés, je ferai quoi ?
-          C’est pas difficile, tu devras toujours me protéger.
-          Et toi ?
-          Moi ? Quelle question ! Mais c’est la même chose voyons : je devrai toujours me faire protéger par toi.
-          Alors si c’est comme ça, d’accord, nous sommes fiancés.
-          Hé, ne vas pas si vite, tu oublies les fiançailles. Nous allons y procéder tout de suite.
Côte à côte devant l’autel, une malle poussiéreuse surmontée d’un bibelot ébréché, nous
nous prosternons puis, agenouillés, la main dans la main – l’autre étant sur la tête -, nous
nous proclamons solennellement fiancés l’un à l’autre, à charge pour moi de la protéger
toujours et, à charge pour elle de se faire toujours protéger par moi. Alors d’une voix
caverneuse, Margot, prononce l’indispensable formule magique de consécration que je
répète après elle : « Alibaba, pyjama, kéktuféla »