samedi 29 octobre 2011

CABOURG, L'ESPACE D'UN INSTANT







La mer, Cabourg, sur la promenade du temps perdu.

Assise là, les embruns m’inondent de la saveur d’un autre monde. Je frissonne. La fraîcheur marine me pénètre.
Mon regard se perd vers le soleil, face à la mer, et le ressenti de sa chaleur m’envahit.
Si l’eau était chaude... Partir en nageant vers l’infini, vers le soleil, afin qu’il n’y ait plus de temps perdu.

Josiane

dimanche 23 octobre 2011

HOMMAGE A JOSEPH WRESINSKI


"La misère est l'oeuvre des hommes, seuls les hommes peuvent la détruire"




Fort de cette conviction, le père Joseph Wresinski sut redonner espoir et dignité aux habitants des bidonvilles de Noisy-le-Grand et créa l'association ATD Quart Monde.

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Si tu crois


Si tu crois aux promesses du prince,

Aux fumées de l’encens

Et aux miroirs aux alouettes,

Si tu crois aux saluts, aux embrassades,

A la poudre aux yeux

Et aux sourires de circonstances,

Si tu crois aux tranquillisants,

Si tu crois que le plus fort et toujours le plus fort,

Et que tu ne peux que subir et te taire,

Alors, la mort est déjà dans ta peau, mon ami !

Mais

Si tu crois aux hommes qui se rassemblent

Avec tous les boiteux, les humiliés de la terre

Pour bâtir un monde plus juste et plus vrai

Et que tu les rejoignes au plus tôt

En mordant à pleines dents le pain de la vie,

Alors tu verras dans un monde plus heureux

Parmi les coquelicots et les boutons d’or

Se dresser de nouvelles cathédrales

Et sur les collines de l’univers,

 Les raisins de l’amour et de la joie

Mûriront au grand soleil.


Christiane

dimanche 9 octobre 2011

MA SAISON PREFEREE




Certains attendent le printemps, d'autres soupirent après l'été, et vous...










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Il est arrivé avec ses nuits sans fin, ses jours trop courts. On photographie les paysages enneigés. Les grands arbres qui ont perdu leur parure tendent vers le ciel de grands bras dénudés comme une prière, les sapins resplendissent, plus verts dans leur habit d’hiver. Quel plaisir de retrouver son chez soi, bien au chaud et les odeurs alléchantes de pot-au-feu, de soupe au chou, de poule au pot, tous les bons plats mijotés du terroir.

C’est la saison des fêtes de Noel et de fin d’année. Le sapin décoré brille de ses lumières multicolores qui clignotent gaiement. C’est le temps des surprises et des cadeaux, où l’on retrouve sa famille et ses amis. Tout le mois de janvier, on échange des vœux, de jolies cartes sont envoyées. En février les jours rallongent doucement et bientôt l’hiver repartira pour faire place au printemps.

Mireille

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« Mars qui rit malgré les averses

Prépare en secret le printemps… »

Ainsi commençait une poésie apprise à l’école primaire. Oui, ma saison préférée est le printemps. Pourquoi ? Parce qu’à cette période de l’année, tout renaît, revit et nous ouvre l’espoir. La vie qui sort de terre dans un parfum particulier de fraîcheur et de pureté, le soleil qui commence à nous réchauffer de ses doux rayons, les jours dont la clarté dure plus longtemps. Tout semble nous dire : La vie est là ! Les bourgeons peu à peu éclatent sous leur corset marron luisant et laissent apercevoir de minuscules languettes vertes. Les marronniers ouvrent le bal, d’autres arbres eux s’ornent de chatons velus. Les forsythias égayent les jardins de leurs pompons dorés, les jonquilles, les primevères, les violettes colorent les parterres, sans oublier les humbles pâquerettes qui, elles, ponctuent l’herbe verte de leur collerette blanche au cœur de velours jaune.

Dans les vergers, c’est l’embrasement ! Les pêchers et les amandiers donnent le signal du départ : leurs branches deviennent des manchons de fleurs blanches et roses. Les cerisiers ont l’air de dire « Vous allez voir ce que vous allez voir ! » et ne donnerons que quelques cerises. Les petits pommiers fleurissent les derniers et leurs bouquets de fleurs blanches au cœur rose donneront en septembre une magnifique récolte.

Les oiseaux eux aussi tiennent à être de la fête. Les pigeons roucoulent et se rengorgent faisant ondoyer leur collerette irisée. Pour tous les oiseaux que le soleil enivre, c’est la saison des amours. Dans trois semaines les oisillons perceront leur coquille et les parents vigilants viendront tour à tour leur apporter la becquée, avant de leur apprendre à voler de leurs propres ailes. Quelle belle leçon de joie et de vie. Tous pépient, chantent ou sifflent comme le merle après l’ondée.

Vraiment, le printemps m’apporte beaucoup de joies et me permet de réfléchir à ma propre vie. Tout homme naît, grandit, donne les fruits de son travail et de ses dons, puis petit à petit, disparaît… mais, espoir, lui aussi renaîtra.

Christiane

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Si on me parle de saison, je penserai au printemps dans les champs de blé, où les jeunes pousses encore petites et vertes donneront plus tard de belles gerbes dorées. J'imaginerai les doux rayons du soleil à travers le léger gilet dont on se démet qu'au mois de mai, je laisserai aller mes yeux vers cette immensité de fraîcheur bercée par une douce brise, et le vol noir et blanc des pies-voleuses nous chantant Rossini dans une version personnalisée de caquètements et de bruissements d'ailes.

mercredi 28 septembre 2011

QUAND JE DIS...



Ecrire avec ses sens.
Quand je dis le mot mer : je sens, je goûte, je touche, j'entends, je vois...


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Quand je dis mer…
 Je vois des vagues bordées d’écume qui roulent jusqu’à l’infini, des bateaux bercés par le vent, des enfants qui jouent sur le sable, des parents qui s’inquiètent.
J’entends le grondement du ressac, le clapotis de la marée qui revient vers la plage, le vent, ce vent salé qui ne s’arrête jamais.
Je sens l’odeur du sel, du sable chaud, celle puissante du goémon rejeté sur la plage.
Je goûte malgré moi à l’eau salée de l’Atlantique à cause d’une énorme vague qui m’a renversée, je goûte aussi  la salicorne mais rien ne vaut le goût des huitres et des palourdes.
Je touche le sable chaud qui glisse entre mes doigts. Il est doux sous mes pieds, s’enfonce à chaque pas pour revenir à sa place tout de suite après, il semble vivant.
Monique

jeudi 15 septembre 2011

RENTREE DES CLASSES



















A la manière de l'écrivain Georges Perec, écrire un Je me souviens... de la rentrée des classes.


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Je me souviens des jours qui précédaient la rentrée au collège.

Je me souviens de la queue chez Gibert pour acheter les livres demandés.

Je me souviens de la soirée passée à couvrir ces livres de papier bleu ; il fallait le faire avec beaucoup de soin, sans oublier de coller une étiquette avec le titre et le numéro de la classe.

Je me souviens de la trousse où nous rangions, chacun dans son petit compartiment crayons, stylos, gomme, compas, équerre, etc.

Je me souviens du plaisir que nous avions à découvrir nos nouveaux livres, à regarder les photos des livres d’histoire ou de géographie.

Je me souviens que le livre de maths me faisait peur tant il me paraissait compliqué.

Je me souviens que nous devions porter une blouse, une semaine bleue, une semaine beige, avec le numéro de la classe brodé en haut à gauche.

Je me souviens de la tenue de sport : un short blooner et des tennis.

Je me souviens de l’excitation d’entrer chez les grands, de retrouver quelques copines, d’en découvrir d’autres.

Je me souviens d’une redoublante qui  nous faisait peur en nous parlant d’un terrible professeur dont la sévérité lui avait été fatale.

Je me souviens du coup de sifflet nous rassemblant, et de m’être dit : ça y est, j’y suis.

Colette

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Je me souviens que la rentrée, c’était les retrouvailles avec les copines quittées deux mois plus tôt.

Je me souviens du son de la cloche qui nous rassemblait en rang par deux pour entrer en classe.

Je me souviens que la tête encore pleine des vacances à peine finies, nous n’étions pas trop disciplinées.

Je me souviens du coup d’œil jeté vers l’école des garçons : comme ils ont grandi !

Je me souviens de toutes ces odeurs familières, l’odeur de la cire fraîche sur les marches usées par des milliers de pas de gamins, l’odeur de l’encre versée dans les encriers de porcelaine par la maîtresse.

Je me souviens de l’odeur des crayons fraîchement taillés, du papier, des livres neufs, du cartable de cuir.

Je me souviens du nuage blanc lorsqu’on essuyait le tableau noir.

Je me souviens de l’heure tant attendue de la récrée.

Allons, les enfants, asseyez-vous !

Ça y est les vacances sont bien finies.

Monique

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Je me souviens de ma rentrée à la maternelle, juste avant la grande école. C’était plutôt une garderie et il n’y avait pas autant de jouets pour passer le temps, seulement quelques histoires racontées par une personne dévouée.

Je me souviens de ma petite voisine qui criait tout le long du chemin pour ne pas y aller.

Je me souviens que l’on saluait la directrice de l’école quand on passait devant elle.

Je me souviens d’une institutrice venue vers moi qui m’a dit puisque tu ne joues pas, demain je t’apporterai un livre et je t’apprendrai à lire.

Je me souviens d’une rentrée dans un nouveau quartier. Je ne connaissais personne. Je restais dans un coin de la cour. Ennui.

Je me souviens qu’à la récré j’aurais aimé avoir l’argent pour acheter des craies de couleurs et faire des dessins sur le sol.

Je me souviens du tablier neuf en satinette où ma mère avait brodé sur le col des lignes bleues et rouges, au point d’épines, disait-elle.

Je me souviens qu’un jour où ma mère allait laver beaucoup de linge au lavoir, j’ai manqué l’école pour l’aider à porter les lourds baluchons de linge humide.

Rose