Bientôt
le grand soir, le temps presse. Problème : comment s’habiller ? Il
faut faire les rayons des grands magasins. Robe, jupe, pantalon, j’hésite. Sac
et chaussures assortis, bien sûr.
Programmer
la visite chez le coiffeur avec peut-être en plus quelques conseils de
maquillage. Comme le temps passe vite, c’est pour ce soir. On prend la voiture,
ou le métro, mais à minuit le métro il n’y en aura plus.
Une
longue file devant le théâtre. Il ne fait pas chaud, c’est bientôt l’hiver et
il souffle un petit vent bien frais.
Enfin,
nous approchons de la caisse, nous avons les billets, encore quelques marches à
monter, l’épais tapis étouffe le bruit de mes hauts talons et, nous pénétrons
dans la salle où le spectacle va avoir lieu. Peu de monde pour le moment, nos
fauteuils sont presque face à la scène.
L’heure
tourne, la salle se remplit peu à peu. Un groupe de jeunes assez bruyants
s’installe juste derrière nous. Pourvu qu’ils se calment pendant le spectacle !
Tout le monde bavarde, prend connaissance du programme, puis la lumière
décroît, les conversations ne sont plus qu’un murmure. Doucement le silence
s’installe, le rideau rouge bouge un peu. Le brigadier frappe les trois coups,
le rideau s’ouvre et apparaissent quelques tutus et les premières notes de
musique s’envolent.
La féérie
peut commencer.
Monique
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Faire
pleurer Margot
Serait
pour tout dramaturge
Le signe
du succès
Chez une
ingénue
Avoir les
yeux de Chimène
Signe un
grand amour
Théâtre
de boulevard
Est un
remède sans égal
Aux
peines et soucis
Les feux
de la rampe
Éclairent
acteurs et décors
Durant la
séance





