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Extrait
de « Les mots de ma vie » de Bernard Pivot
Eau
Prenez trois voyelles, d’abord le e,
puis le a, enfin le u, vous les liez dans cet ordre, et vous
obtenez une quatrième voyelle : le o. magique ! Peut-être pas pour les étrangers qui apprennent le français
et pour qui la prononciation de eau ne coule pas de source. Mais ils sont
ensuite rassurés par notre logique lorsqu’ils constatent que le ruisseau, le
chéneau, le caniveau, le seau, le bateau, le radeau, le maquereau, le carpeau,
le château (d’eau) sont en conformité avec l’écriture de leur liquide
essentiel.
Jusqu’au jour où ils s’aperçoivent, sans
que ce soit la faute à Rousseau, que lavabo, cargo, canot, aviso, lamparo,
Calypso ne bénéficient pas de l’eau courante.
En concluent-ils que le français va à
vau-l’eau ?
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E, A, U
ensemble,
Comme
plaisante Bernard Pivot,
Se
prononce comme O.
Cet O est
repris
Pour
désigner l’oxygène
En chimie
de l’eau.
Est
cataclysmique
Son excès
ou son défaut
Ici ou
là-bas.
À l’inverse, l’eau calme
Des lacs, étangs et bassins
Inspire
le poète.
La
sérénité
Qui s’en dégage alentour
Qui s’en dégage alentour
Imprègne
le passant.
Emmanuel
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La pluie
tambourine
Sur le
toit de calamine
Eau venue
du ciel !



