écrire un texte inspiré du film ou du thème La musique adoucit les moeurs
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Durant
une nuit de Noël pendant la première guerre mondiale, les champs dormaient sous leurs capuchons de neige. La scène se
déroule sur les premières lignes du front : tranchées allemandes face aux
tranchées françaises. Soudain les notes très pures du chant « Ô douce
nuit, Ô sainte nuit… » s’élèvent dans l’air glacé, au-dessus des tranchées
allemandes, et au fur et à mesure la mélodie monte, s’amplifie, reprise par les
voix venues des tranchées françaises.
Alors un
soldat, puis deux, puis trois, dix, vingt, trente… osent se lever et sortir de
leur antre. Très vite, tous sont sur le blanc tapis et chantent en chœur. Tout
en chantant, ils se rapprochent les uns des autres et petit à petit se prennent
les mains tout en fredonnant ce refrain de paix. C’est si émouvant d’entendre
ces voix graves qui insensiblement rapprochent les ennemis, unis pour un moment
de grâce et de fraternité aux notes très pures et douces qui s’élèvent dans la
nuit froide de ce champ de bataille. Minutes inoubliables où l’harmonie règne
enfin là où habituellement seul résonne le son du canon.
Christiane
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Ecouter
l’opéra, c’est se laisser transporter par la puissance des voix de ces
chanteurs lyriques, de vibrer à leur respiration ample et profonde et de
s’envoler avec eux, vers d’autres cieux. Alors que souvent l’auditeur ne
connait que la trame de l’histoire et que les paroles lui échappent,
pourquoi est-il si envoûtant? La
vibration, l’intonation des voix donnent corps au spectacle et leur rythme
libère l’imagination de ceux qui l’écoutent. L’opéra ne ressemble pas au chant
spontané ou à celui d’une chorale. Il puise son inspiration dans les drames,
souvent passionnels de la vie, mais parce qu’il est chanté sur un registre
particulier, fruit d’un long travail, la force de ses vocalises et de ses
trémolos rendent beau et grandiose ce qui est cruel et laid, en les
transfigurant et en les sublimant. Le public emporté par la puissance des voix,
prend son envol vers un monde mystérieux où le réel n’a plus cours, dominé par
ces sons portés jusqu’à leur
paroxysme : Note très élevée ou au contraire très basse traduisant par sa
longueur, la rage, la fureur, la frayeur ou la pitié !






