lundi 16 mars 2015

LES GOÛTS DE L'ENFANCE

Ecrivez sur les recettes et les aliments qui ont marqué votre enfance à la façon de la madeleine de Proust.
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J’ai vécu mon enfance en Égypte. Y était alors réputées les confiseries dites « syriennes » remontant au règne ottoman. Parmi elles, trône le loukoum : une pâte sucrée parfumée aux amandes et aux pistaches. En outre, s’offre aux passants dans la rue une version orientale de notre « chauds, chauds, les marrons, chauds !», à savoir la doura : un épi de maïs grillé à ronger par rotation entre les dents.
Par ailleurs, à l’occasion de nos sorties en famille au cinéma ou autres, sont très appréciés à l’entracte des sortes de sandwiches de forme bombée et circulaire, bourrés de falafels, croquettes ayant pour ingrédients de base des fèves ou des graines de haricots.
Dans ma famille, se voit exclue la punition consistant à priver de dessert un  enfant, ni plus ni moins que de priver de soupe ou de hors-d’œuvre. Dans le même ordre d’idées, est exclue la récompense matérialisée par une sucette ou une friandise.
Lors d’excursions, les œufs durs bien sûr s’imposent de même que les boîtes de conserve telles que le corned-beef,
baptisé « le singe », à l’instar dit-on des Poilus dans leurs tranchées, lors de la guerre de 14-18.
Pour accompagner ces mets, se détachent évidemment dans mon souvenir les boissons fraîches voire glacées qui nous rafraichissaient sous le soleil torride.

Emmanuel
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Et un effluve de soupe onctueuse et chaude flatte mes narines de jeune adolescente affamée. Mon
estomac ne fait qu'un bond de mes talons à mes yeux curieux, pressé d'entrevoir ce velouté si attendu et rêvé. Je me mets à saliver. LA SOUPE AUX CRESSONS. Un exploit culinaire simple et bon digne d'un
cordon bleu. Et plus d'une raison de justement la perdre cette raison ! S'il me fallait faire la danse devant le buffet, je me ferai ballerine ou petite souris pour mieux l'approcher, la humer, l'observer, la désirer pour la déguster, les yeux mi-clos, le palais en folie et l'estomac en goguette. Je remporterai le prix de la gentillesse et de la patience. Je finirai par m'asseoir bien poliment et gentiment une fois le couvert installé par mes soins, à ma place assignée, devant mon assiette de pyrex orangée... Je  m'installerai et cuillère après cuillère, à mes lèvres gourmandes, je porterai le breuvage d'un vert singulier, méthodiquement et pratiquement religieusement afin de le déguster comme il se doit. Je reverrai les maints moments de sa préparation quand dans deux bacs, le cresson trempe dans de l'eau vinaigrée. Puis quand il s'agit d'éplucher les pommes de terre et les couper en gros quartiers. Enfin de nettoyer de gros poireaux et de leurs réserver le même sort en veillant à ce qu'il ne reste pas une once de boue entre leur feuillage vert bouteille et le blanc de leur cœur nacré. Puis je reverrai glisser au fond de la cocotte fumante, leurs quartiers segmentés mélangés dans de l'huile d'olive odorante.

samedi 7 mars 2015

L'ADIEU AU CIRQUE

Imaginez que vous êtes un artiste de cirque et que vous devez le quitter...
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Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai toujours dansé. D’ailleurs mes parents le disaient bien.  Dès mes premiers pas, j’esquisse déjà des mouvements de danse sur le plancher de la caravane ou sur le sol rugueux où nous campons. Je remue les bras tout en me trémoussant au son de la musique, avançant et reculant en m’inclinant. Aussi très jeune, mon grand oncle m’initie à l’art de monter les poneys tandis que ma mère m’inculque les premiers rudiments de la danse.
Vers cinq ans, je commence mes premiers entrechats dans l’arène parmi les danseurs. Mon numéro ne dure que quelques minutes mais les spectateurs applaudissent à tout rompre. Je voudrais bien rester plus longtemps en scène mais, pas de caprices, je dois obéir et sortir. Pour quelques moments de bonheur qui me grisent que de longues heures d’entrainement sous le regard vigilant et sévère de mes mentors ! Souvent, c’est dur ! Parfois  j’ai envie d’aller jouer, d’autres fois, j’ai mal aux jambes ou je me sens fatiguée. Mais je dois y aller. La réalisation d’un numéro demande un long travail. Heureusement, très vite, la pensée des cris, des rires des enfants  au spectacle me stimule.

dimanche 15 février 2015

NUIT BLANCHE

Nuits blanches et insomnies, racontez-les comme vous voulez : texte narratif ou acrostiche...




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Mes nuits blanches sont noires
Elles sont longues et
Seule dans mon lit

Ne peux m'endormir
Une seule pensée pour pouvoir
Idéalement rêver
Toujours me poursuit
Sans pour autant venir.

Bien des fois je pleure
Luttant contre les heures
Attendant ce sommeil
N'être qu'un fantôme esseulé
Crier en silence dans le noir
Hurler mon désespoir
Et jusqu'au matin où tout s'éveille
Se retrouver les yeux cernés et fatigués...

Valérie
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L’insomnie se glisse subrepticement dans votre lit au même moment où vous vous étiez promis de passer une bonne nuit. A peine entre les draps, vous sentez soudain un petit frémissement, comme une démangeaison qui n’augure rien de bon. Car elle est là, la coquine, et elle se rit de vous, soufflant le chaud, le froid dans votre cou ou à hauteur des reins. Je voudrais dormir. Je suis exténuée, dites-vous ! Mais comment trouver le sommeil ? Dois-je rester immobile et compter les moutons ? Me mettre sur le dos ou bien sur le côté ? Fermer les yeux et surtout ne plus penser. Mais elle se moque de moi et l’insomnie est là pour me glisser dans l’ombre toutes ces idées que je veux oublier, et même m’en suggérer de nouvelles pour me tourmenter davantage.

mercredi 11 février 2015

DÉFINITIONS IMAGINAIRES 7

Inventez des définitions (sans regarder dans le dictionnaire) pour les mots suivants : abattures, callipyge, estrapade, jalet, lantiponner, matassin, moyette, orpailleur, quaiche, ubac, vibrisses
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Abattures : terme de vocabulaire médiéval militaire désignant des engins de siège conçus pour forcer les murailles  / coupes faites dans un bois / obstacles formés par des arbres abattus par l’homme ou la tempête / Objets qui tiennent dans la main, qui sont en métal pour la plupart de différentes formes, transporter par les chasseurs qui en tapant dessus font un vacarme lors de la battue pour rabattre les animaux / Manque de gibier à la chasse. Quelles abattures pour ce chasseur bredouille ! / Se dit d'un être abattu par un effort sportif trop important entrainant des courbatures / Action d’abattre des travaux, des bêtes ou des gens / Opérations forestières visant les arbres destinés notamment à la desserte de chantiers navals à l’époque de la marine à voile. /Terme péjoratif relatif à des chasses outrancières frisant le massacre de gibier.

Véritable définition
Abattures : terme de chasse. Traces qu’un cerf laisse dans les broussailles où il est passé. Un cerf se reconnaît à ses abattures

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Callipyge : Faire toujours des câlins, malgré le nombre d’années « piges » / reproduction parfaite d’un écrit ou d’un dessin / De cal = chaux. Écriture ancienne sur les murs à la chaux, précurseur des tags / Se trouver en callipyge est une expression péjorative qui implique une idée de dépréciation et de discrimination envers des personnes considérées comme trop âgées pour correspondre aux modalités et critères de recherche d’emploi / Substance pâteuse d’étanchéité destinée à colmater des fissures / jeune garçon, ou jeune fille qui nettoie les lettres des imprimantes d'un journal, pour avoir une impression toujours parfaite / reproduction parfaite d’un chef d’œuvre / pupitre à la surface bombée propre à la calligraphie d’arabesques et autres entrelacements / Terme élogieux attribué à un érudit en de multiples domaines

Véritable définition
Callipyge : adj. terme de l’Antiquité. Vénus callipyge, Vénus aux belles fesses, nom d’une statue de Vénus.

lundi 2 février 2015

LOGORALLYE VISUEL 1




Ecrire un texte où seront intégrés des éléments de ces trois photos





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Depuis des années, Pierre est fou de marine. Il collectionne tout ce qu’il trouve à propos des paquebots : affiches, vaisselles, pavillons, bouées et autres objets insolites. Il a même installé dans son grand jardin telle une sculpture,  une magnifique ancre marine qu’il a fichée en terre et ornée de diverses bricoles. Il est aussi très féru de leurs histoires et dans sa bibliothèque, trônent différents livres sur les grandes compagnies maritimes : la Compagnie Générale Transatlantique dite « French Line », la « Holland America Line » ou la « Cunard Line » et sur leurs bâtiments. Il est intarissable quand il aborde ce sujet.
Depuis quelques temps, il s’est mis en tête de fabriquer lui-même leur maquette. Il a réalisé celle du « Washington » construit en 1861 et le premier « France » de 1864. Il fouine aussi dans les brocantes ou « aux puces ». Dernièrement, il a eu de la chance. Il est tombé sur un modèle réduit  du « Normandie ».  Mais il n’a rien ou presque rien du « France » Peut-être, ne pourrait-il au moins, à la grande Braderie de Lille,  dénicher un pavillon ou une affiche voire même un verre ou un couvert portant incrusté la marque du célèbre navire? Tant de brocanteurs y sont présents. Oui, mais il habite bien trop loin ! Vite un coup de fil à son amie de toujours.