samedi 10 octobre 2015

DRÔLE D'INVENTAIRE 2

Choses qui ne font que passer
Choses qui émerveillent
Choses qui rendent triste

Inventaire commun réalisé par Claudine, Christiane, Emmanuel, Françoise, Josiane, Marie-Christine, Marie-Thérèse, Mireille, Paulette, Valérie...
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Choses qui ne font que passer

Les volutes de fumée des cigarettes.
Le plaisir de fêter un événement heureux en famille.
Le TGV qui file sous mes yeux tel une flèche lancée ; je n’en vois qu’une ligne bleue, grise ou orange, et puis c’est déjà fini.
Les perturbations sur la voie publique, dues aux chantiers en cours, se verront à leur terme récompensées par une desserte hydro-thermique – à l’image de l’Islande – ce qui serait, paraît-il, une première en Europe.
Un morceau de musique et le plaisir que l’on éprouve à l’entendre.
Une anesthésie ; c’est fugace, dans le meilleur des cas, sans suites : on revient d’ailleurs, d’un monde sans rêves ni états d’âme.
Le désagrément de rater le bus alors que je suis déjà en retard : j’ai mis trop de temps à me préparer.
Un mot de travers dit par une personne qui  ne cherchait pas à blesser.
Un petit enfant qui se met spontanément à danser devant un musicien de rue.
Mai 68, une multitude de jeunes dans un camion, agitant des drapeaux « Nous sommes le sens de l’histoire »… Ils n’ont fait que passer.
L’attente dans un cabinet médical.
Un défilé, une procession et tous les chars décorés
Les jours, les mois, les années qu'on ne peut freiner
Un arc-en-ciel et une éclipse
Ce cauchemar où, au volant de ma voiture, je suis perdu dans une ville étrangère dont je ne connais pas la langue.
Quelle fébrilité, dans l’attente des résultats du bac !
Ceux qui vous oublient brutalement, en réalisant qu’ils ne peuvent retirer aucun profit de votre fréquentation.
Les modes.
L’irritation due à une machine qui ne veut pas fonctionner.
La mauvaise humeur parce que le temps est à la pluie.
Les passe-temps et autres pis-aller : jeux de société ou solitaires, destinés à tuer le temps en ne faisant pas grand-chose sur le plan intellectuel et pratique.
L'été et la chaleur du soleil qui réchauffe la peau et le cœur.
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Choses qui émerveillent

Le dynamisme de certaines personnes qui, malgré leur handicap et/ou leur âge, vont de l’avant ou Le courage des accompagnants de malades gravement atteints.
La création poétique, si humble soit-elle.
Les dîners, placée avec soin en face de ma fille et de son compagnon. Je suis couvée des yeux, c’est un moment de grâce dont je leur suis reconnaissante.
Une union qui dure et qui se solidifie au fil des années
Les feuilles mortes qui jonchent le sol mouillé ; des flaques d’eau qui réfléchissent le bleu du ciel, splendide et éphémère tapis urbain.
L’imagination des enfants.
Le retour de la belle saison, au jardin ou en pleine nature.
Par son campus récemment inauguré, Gentilly devient le maillon terminal d’une chaîne vouée aux Sciences, à l’instar de la Silicon Valley.
La couleur du ciel, la forme des nuages, les couchers de soleil…
La véritable bonté d’âme et le don de soi.
L’amitié simple, une tendre relation amicale et réciproque.
Des broderies très fines, exécutées au bord de mouchoirs, nappes ou draps (broderies malgaches).
Qu’il est beau notre parc Picasso, avec son bassin aux canards et sa ferme miniature !
La sympathie qu'un être humain est capable de porter à son prochain
Le lever du soleil sur un étang avec une brume automnale
L’image de la béatitude donnée par un jeune enfant, allongé sur

samedi 3 octobre 2015

UNE VIE D'INSECTE

Imaginez être un insecte, et racontez...
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C’est moi la petite mouche qui vient frapper à la vitre. Curieuse, je participe à votre vie souvent à votre insu, mais j’aime aussi me faire remarquer comme ces belles d’autrefois qui se posaient une mouche sur le visage. M’apercevez-vous ? Vous vous empressez de fermer la fenêtre. Mais trop tard, je suis déjà rentrée. Je vous regarde, tapie derrière un meuble et m’amuse déjà de votre réaction. Vous êtes là, le nez en l’air. Vous ne me trouvez pas ? Je volette autour de vous, vous agaçant parfois jusqu’à l’énervement. Je vous vois vous agiter, regarder en tous sens, cherchant un journal pour m’expulser de votre domicile ou mieux une tapette pour m’écraser. Mais, fine-mouche, je me sauve et me cache dans vos papiers, derrière le coin de l’armoire où vous ne pourrez m’attraper et puis quand vous vous êtes rassis, plongé dans vos écritures, vraies pattes de mouche, je viens vous faire un brin de causette en bourdonnant à vos oreilles. D’un geste, vous m’écartez et je monte au plafond car moi, je sais marcher la tête en bas, les pattes en l’air. Furieux, vous m’attendez et vous restez là bêtement à regarder voler les mouches, dit-on. Vous replongez-vous dans vos travaux ? Je reviens vers vous en vrombissant. Exaspéré, vous espérez faire mouche. Mais c’est raté une fois encore ! Vous êtes là, agacé comme un gobe-mouche et moi je continue mon jeu. À la cuisine, je vais, de ma trompe, goûter vos plats, je suce et je savoure. Vous en prenez la mouche au point d’en devenir fou. Quelle mouche t’a donc piqué ? vous dira-t-on mais je ne suis pas moustique ou taon, je ne pique pas, moi ! Contente de mon petit tour, je disparais dans la nature. Pour un moment plus ou moins long, vous n’entendrez plus que voler les mouches. Ni moi ni mes consœurs ne seront là pourtant !

Marie-Thérèse
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Je suis un moustique et me fais ici le porte-parole de mon espèce, dans la condamnation des mesures de génocide prises à notre encontre par certains bipèdes homo-sapiens. Je constate de prime abord que ledit génocide ne se justifie en aucune façon par une quelconque idéologie ni par le moindre besoin vital. Notre massacre perpétré par ces bipèdes n’est pour eux qu’une vulgaire question de confort passagère. En somme : une tuerie par commodité !
Un summum de l’horreur a été atteint naguère sur l’île de Corse, sur le rivage bordant le désert des Agriates. Pour le tournage du film Le jour le plus long, les stars à la peau délicate sont à l’origine d’une démoustication massive ce qui a déséquilibré

lundi 28 septembre 2015

LOGORALLYES IMPROMPTUS

 Ecrire avec des mots imposés

Cumulus – pétard – jambon – négocier – hélas
Hélas, Pierre n’a pas pu négocier le prix de son jambon car les cumulus accumulés ont fait éclater l’orage comme un pétard.
Marie-Thérèse

Serment – vagabond – rire – jadis – verdoyant
Jadis, en ces campagnes verdoyantes, un vagabond fit beaucoup rire avec ses serments.
Emmanuel

fantôme – politesse – magnolia – cuire – bruyamment
Comme un fantôme, le magnolia se dissimule dans un massif et évite de faire éclater bruyamment ses fleurs au printemps car le jardinier est là avec son sécateur et il pourrait lui en cuire.
Claudine

Expéditeur – banane – volatiliser – éternellement – rancune
Une banane qui se volatilise dans les airs, on n’a jamais vu ça ! Pour ça, il faudrait d’abord un expéditeur qui, sans rancune, la lancerait éternellement.
Paulette

baptême – champignon – en catimini – secouer – sanguin
Un monstrueux champignon de tempérament sanguin explose dans le ciel et secoue le sol: deux cent mille morts, ayant ou non reçu le baptême, en catimini ou pas.
Josiane

Bouton – cloitrer – tambourin – aller simple – saisonnier
Monsieur Jétouvu était un saisonnier en partance pour la Drôme en vue de récolter les abricots. Après maintes tergiversations, il se trouva cloitré à la gare de Valence, l’horaire des trains ayant été modifié. Un contrôleur, lui donna une chambre dans l’enceinte de la gare pour la nuit. Il lui suffit d’appuyer sur un bouton dans l’ascenseur. Malheureusement notre travailleur passa une nuit blanche à côté d’un lot de perroquets gris du Gabon non dédouanés à qui il était même interdit de donner de l’eau et un joueur de tambourin qui affolait les volatiles. Et il n’avait pris qu’un aller simple !
Marie-Christine

Album – cafard – étiqueter – écarlate – par-dessus la jambe
Cet après-midi, j’ai le cafard aussi je vais fouiller dans la bibliothèque et trouve un album recouvert d’une reliure écarlate et étiqueté « Fleurs et fruits » des jardins… je le feuillette et j’oublie pourquoi j’avais le cafard. Ah, oui ! Une lettre que j’attends et qui n’est pas arrivée. Oh, il faut prendre ça par-dessus la jambe, elle arrivera demain !

Christiane

samedi 26 septembre 2015

PETITS ET GRANDS PLAISIRS DE LA VIE

Ecrire un poème en prose sur l'un des plaisirs de la vie
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Je suis riche, j’ai une amie.
Elle est là pour m’écouter quand j’ai des ennuis.
Elle est là pour m’aider quand j’ai des soucis
Elle est là pour me conseiller quand je ne sais que faire.
Elle est là pour essuyer mes larmes quand j’ai du chagrin.
Elle est là quand je l’appelle, mais elle ne s’impose pas.
Elle est là quand il faut, comme il faut.
Je suis riche, j’ai une amie !
Elle vient, elle me parle, elle me conseille et repart doucement. Quand elle est là, pour bien la comprendre, il faut ouvrir son cœur. Avec elle, j’ai découvert l’amitié, l’aventure, la nature et la joie. Elle est douce comme un agneau, mais elle peut devenir pareille à un tigre.
Quand elle parle, elle sait ce qu’elle dit et la manière de le dire.
Je suis riche, j’ai une amie !
Ses paroles sont trésors, qu’aucun roi n’a jamais eu. Mais elle sait écouter les autres. Elle a besoin d’être écoutée et aimée.
Je suis riche, j’ai une amie.
Pour elle, l’homme a plus d’importance que toutes ses richesses.
Elle ne donne pas de solutions toutes faites aux questions et aux problèmes.
Elle ne donne pas de conseils, de manière à ce que la personne trouve la solution en elle-même, comme elle le sent.
Oui, je suis riche, j’ai une véritable amie !

Christiane
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La maturité rétrécit le champ de mes possibles.
J’ai besoin de me sentir exister dans la tranquillité, la paix et sans menaces.
Voici donc mes petits bonheurs.
J’aime être en contact direct avec la nature, le soleil, la chaleur, la lumière, la végétation, la fraîcheur.
Marcher doucement et être présente à tout ce qui m’entoure.
J’apprécie de déambuler sur la promenade des aqueducs, dans la douceur du soleil d’automne.
Pour ressentir le temps qui passe, au travers des saisons.
Il ne reste que les grands sabres des iris qui se dessèchent, baissant leur garde et ployant devant la venue du redoutable hiver.
La vigne vierge monte à l’assaut des grillages, ses feuilles se frangent d’un bord roux ; seuls les liserons gardent encore leur verdeur.
Même un arbre qui se dénude dans un camaïeu de vert et de jaune sur un fond de

samedi 19 septembre 2015

DÉFINITIONS IMAGINAIRES 9

Acétabule, chauvir, devantière, grageoir, halbran, martagon, omphalos, oscines, pascaline, syringe.
Inventez des définitions à ces mots peu usités de la langue française.

Par Christiane, Claudine, Colette, Emmanuel, Marie-Thérèse, Mireille, Paulette, Valérie
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ACETABULE
Papillon diurne qui, au printemps, volette de bulle en bulle, nom donné aux bourgeons des rosacées / Fragment de pierre contenant de l'acétate / Liquide incolore dérivé de l’acide acétique, utilisé comme solvant / Infection d’une articulation due à un surplus d’acétone /Arrête d’en faire avec ton chewing-gum / Habitacle acceptable formant une bulle recouverte de peinture à base d’acétate / Désigne un lieu secret uniquement accessible à un groupuscule d’initiés déambulant jusqu’au bout d’un vestibule pour y tenir des conciliabules / Action de l’acide acétique ou d’un autre acide sur un alcool avec élimination d’eau.

Véritable définition : terme antique désignant un vase destiné au vinaigre ; instrument de mesure ; cavité articulaire de l’os iliaque ; nom du champignon « helvelle en gobelet » et d’une algue verte lui ressemblant.

CHAUVIR
Manifester son patriotisme de façon exagérée / Brûler le surplus de paille dans les champs après la moisson / Décaper un mur en lui enlevant son crépi, en le laissant nu comme un crâne  chauve avant de le rénover. / Action de chômer un jour férié. Autre signification : calvitie, perte de cheveux importante au point de devenir chauve / Perdre ses cheveux, devenir chauve / Chauffer dans les virages, lorsqu’ils sont trop serrés les pneus chauffent à cause de leur frottement sur le bitume / Faire le chauvin, ne pas écouter pas les autres, garder ses opinions sans vouloir changer d’idées. / Débarrasser de ses poils une peau destinée à la maroquinerie

Véritable définition : « je chauvis de l’oreille et demeurais pensif… » Dresser l’oreille, se dit surtout des animaux à longues oreilles pointues (ânes, mulets…) mais l’expression vient des mouvements de plumes (en forme d’oreille) de la chouette.

DEVANTIERE
Terme militaire désignant une patrouille chargée de débusquer l’ennemi /Vêtement se portant sur le buste tel un corsage / Personnage de comédie qui, au théâtre, avait pour rôle de distraire le public, le temps du changement de décor et gesticulait sur le devant de la scène d’où son nom devantière, celle qui est placée devant / Femme qui travaille dans la devanture d’un magasin ; là, elle fait de la dentelle ou de la broderie / Qui se hâte de prendre les décisions avant les autres, toujours devant, sans réfléchir / Morceau d’étoffe que l’on met devant soi pour éviter de se salir, sorte de tablier /Une devantière