samedi 28 janvier 2017

4 PHOTOS DE JOIE

Mon petit Léon. As-tu été gentil avec Mamie Thérèse ? Oui Papy.
Tu lui as dit merci quand elle t’a fait des macarons ? Oh oui, Papy.
Alors dis-moi quel est ton souhait le plus profond ?
Heu….un petit toutou papy.
Bon. Alors ferme les yeux et respire à fond. Le petit prend une longue inspiration.
Tu es prêt ? Ouvre tes bras et ferme tes yeux.
Nous allons chanter une chanson.
Et Papy Gustave accompagna la petite voix fluette de son petit Léon en un duo élégant. « C’est quoi ce petit chien dans la vitrine ? Un tout petit chien noir et blanc… »
Et quand l’enfant ouvrit les yeux…
Ce fut un sourire radieux et charmant qui envahit sa jolie frimousse, sous sa tignasse blonde.
Et des larmes de joie coulent 
Le long de ses joues rondes.

Claudine

C’était dans les années 50, dans les jardins ouvriers sur les forts du Kremlin-Bicêtre.
Léo aimait accompagner son père. Il l’aidait à cueillir les haricots verts, les tomates, les fraises, les salades comme il le pouvait de ses petites mains d’enfant. Il le suivait lorsqu’il disparut au détour d’un chemin. Étonné, un peu perdu, il chercha des yeux lorsque celui-ci réapparut de nulle part, mais sûrement du jardin d’un collègue.  Il s’avança l’air malicieux, une main derrière le dos. Léo confiant, le regardait étonné. C’est alors que son père tendit un amour de petit

samedi 21 janvier 2017

LOGORALLYE GEANT

Ecrire un texte comprenant impérativement ces 20 mots : 

coquelicot - agrafe - écraser - odysée - ruche - formateur - aiguillage - incarcérer - foule - bégayer - habilement - zinc - voile - réconfortant - devise - mélanger - grec - artillerie - nourrice - rugueux

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Il avait fait carrière dans l’artillerie et Nicomède se crut capable de conduire tout type de machines sans formateur. Devant la foule ébahie, il se mit en tête de faire rouler une vieille locomotive portant à l’avant une plaque en zinc. « A tout va ». Telle était sa devise. Nicomède mélangea les manettes et  ne prit pas garde à l’aiguillage rouillé. Il ne tarda pas à dérailler dans un champ de coquelicots, écrasant une ruche au passage. Une multitude d’abeilles dérangées se précipitèrent sur le pauvre grec et le piquèrent. Dieu merci, il n’était pas incarcéré sous la carcasse froissée mais il avait seulement heurté le plancher un peu  trop rugueux de la machine et s’était blessé contre un montant en fer. Vexé, il en bégayait de rage et en pleurait presque, tout en demandant de l’aide. Une femme se précipita sur lui, apportant une nourrice d’eau, des voiles de gaze et des agrafes. Habilement, elle lui prodigua soins et paroles réconfortantes tout en le soignant. Ainsi fut la belle odyssée de Nicomède !

Marie-Thérèse
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Il était tranquillement accoudé au zinc du bar« l’Aiguillage », en train de mélanger le sucre à son café et de se remémorer son odyssée depuis qu’il avait quitté sa nourrice. IL en avait fait des choses et vu des paysages, son aventure avait été formatrice. Il avait même été incarcéré, un voile passa alors devant ses yeux et la devise « tu ne voleras point » lui traversa l’esprit. Il s’était fait agrafé pour un grec qu’il ne pouvait pas payer, mais il avait tellement faim ! Il était parti en courant habilement au travers de la foule grouillante comme une ruche, malheureusement un policier avec toute son artillerie avait écrasé sa main rugueuse sur son épaule et emmené au poste où il avait bégayé de peur quelques excuses. De sa cellule il voyait au loin quelques coquelicots qui le réconfortaient, il s’en tira pour une nuit au poste et de belles remontrances. Sur il ne s’y risquerait plus.

Fabienne
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De plus en plus, se multiplient braderies, brocantes et vide-greniers où chacun vient essayer d’écraser le voisin par des objets hétéroclites qui apparemment ne servent plus à rien.
Quelle odyssée de chercher parmi cette foule, l’objet qui me plaît ou pourrait m’être utile malgré sa vétusté. Tout est mélangé : meubles, étoffes, voiles, bassines de zinc, statuettes grecques ou romaines, soldats de plomb avec leur artillerie d’un autre âge !
Habilement, une des vendeuses improvisées agrafe une devise réconfortante « Suivez l’aiguillage, marquage de flèches rouges entre les arbres », message également transmis par haut-parleurs.
De cette ruche bourdonnante monte un « oui » approbateur

samedi 14 janvier 2017

UNE JOURNÉE INOUBLIABLE

Le 14 juillet 2016, nous étions des milliers de gens à regarder les feux d’artifice. C’était magique ! Les oh fusaient en un seul cœur. Je retrouvais la même féerie, le même bonheur que depuis mes premières années même si, au fil du temps, les personnes avec lesquelles je partageais ces moments de joie n’étaient plus les mêmes. Je gardais une douceur qui m’envahissait le cœur en me rappelant leur doux souvenir, retrouvant l’espace d’un instant, ces moments privilégiés. Certains étaient encore de ce monde mais loin de moi.
Le cœur joyeux de ces  minutes magiques, je me tournais vers d’autres occupations lorsque j’entendis l’horreur de cette soirée. Ce camion meurtrier à Nice qui venait de semer la peur et la mort. C’était terrible, inattendu ! Tous ces gens remplis de joie, remplis de fleurs et de lumière puis Paf ! Une grande main noire comme une magistrale griffe venait tout effacer en semant la mort et la haine. Nous étions tous sous le choc. Nous avions tous de la famille en vacances dans ce département. Il fallait attendre pour être rassurés.
Cruelle fête de la Nation 2016 !
Comment vivrons-nous la prochaine en 2017. Retrouverons-nous un peu de notre enfance ? Aurons-nous les mêmes joies qu’avant ?
Ce 14 juillet, inoubliable souvenir de peine et de chagrin, pourra-t-il effacer 70 années de joies ?
Ce serait comme renier tous ces Noëls passés dans la joie au fil des années.
On ne peut que souhaiter que de telles atrocités cessent à jamais.

Mireille

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Il y a 3 ou 4 ans je suis partie avec Manon et une de ses amies une semaine à la Guadeloupe à l’entrée de l’hiver. Au cours de ce voyage inoubliable une journée m’a particulièrement marquée, celle où nous avons fait du scooter des mers. Nous sommes parties tôt le matin pour rejoindre la plage d’embarquement car la circulation est très difficile aux abords de Pointe à Pitre. La journée s’annonçait belle, le ciel était dégagé et nous étions impatientes de vivre cette aventure. Une fois sur place, les gilets de sauvetage enfilés nous eûmes tous quelques explications de conduite du scooter ainsi que la façon de remonter à bord si jamais nous tombions à l’eau, puis nous fûmes réparties par deux, Manon  avec son amie et je me trouvais seule, alors un des deux moniteurs me prit derrière lui. Nous voilà partis dans de grands éclats de rire. Les scooters semblaient voler au dessus de l’eau, le moniteur faisait des allées retour entre les scooters et je m’accrochais à lui comme une moule à son rocher car il prenait des virages serrés et faisait des accélérations comme s’il voulait me faire tomber à l’eau. Le vent était chaud et les éclaboussures d’eau de mer également. Le paysage était superbe, nous passâmes d’abord devant la marina de Pointe à Pitre où étaient ancrés d’immenses bateaux, voiliers et catamaran qui venaient de faire la course du rhum.

vendredi 6 janvier 2017

COMBATS DES FEMMES

À chaque pas, à chaque détour, un vrai combat
La femme enfant, la femme devenue maman
Elle se fond dans le paysage de la vie
Elle n’a pas le temps de se regarder dans le miroir
Travail et survie, elle allie
Femme au foyer : c’est un beau métier !
Femme bien occupée au jour le jour
Femmes aux nombreux contours
Je vous dédie ce petit frichti
Car franchement, depuis la nuit des temps
D’Ève et d’Adam
Qui a pris le temps
D’élever ses enfants ?
Nous n’en serions pas là,
Sans vous valeureuses combattantes
Du bas et du haut du pavé
Qui avez su à la force de vos poignets
Nous permettre de grimper
Jusqu’aux plus hauts sommets.

Claudine
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Que dire sur les combats des femmes… Il y en a tant. De tous temps, la femme a eu une place bien précise dans nombre de civilisations et d’époques. Place au foyer… engendrer et élever la future génération, s’occuper de tout ce qui tourne autour de l’alimentation, que ce soit en rapport avec les travaux des champs, l’élevage des animaux, la préparation des repas. Elle n’avait pas et n’a toujours pas dans de nombreuses contrées le droit de donner son avis, de voter, de travailler en dehors du foyer, de jouir de son corps et de sa liberté. Merci à ces femmes qui se sont battues contre vents et marées pour obtenir le droit de vivre libre et sans contrainte.
Contre la « bonne morale » de chaque époque, de chaque pays, il a fallu et il faut encore qu’elles aillent à contre-courant, risquent la prison, la torture, la mort pour qu’enfin nous soyons pratiquement l’égale de l’homme.

samedi 17 décembre 2016

3 RECITS

Poursuivez à partir de ces trois débuts, en dix lignes, pas plus !
1 - Tous les matins, semaine ou week-end, quel que soit le temps, et quoi qu’il arrive, elle allait saluer l’arbre…
2 - Après s’être égaré dans les ruelles dont il avait oublié la topographie, il arriva en lieu et place de son ancienne maison…
3 - Je ne sais pas si entrer dans la grotte est une bonne idée, fis-je remarquer….
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Tous les matins, semaine ou week-end, quel que soit le temps, et quoi qu'il arrive, elle allait saluer l'arbre qui se trouvait dans la forêt proche de sa demeure. Mais pourquoi ce rituel, pourquoi cet arbre précisément. Certes, il s'agissait d'un beau sujet, d'une taille déjà  relativement haute, ses branches tout autour étaient disposées de façon  harmonieuse, on ne pouvait donc que l'admirer. Il ne s'agissait pourtant que d'un banal sapin poussant parmi tant d'autres dans cette grande forêt. Oui mais, son père le lui avait promis, celui-là serait coupé un peu avant Noël et serait leur sapin cette année. Sapin qu'elle se ferait une joie de décorer de boules, de petits sujets et de guirlandes brillant de mille feux. Ainsi, depuis le jour où son père avait arrêté son choix, elle avait donc décidé de le visiter fidèlement afin de le voir s'épanouir un peu plus chaque jour, de le regarder vivre en quelque sorte, en attendant la date fatidique où il serait scié pour être installé dans leur salon. Elle lui parlait, lui demandait pardon, s'excusait de devoir lui ôter bientôt la vie. Mais elle se consolait en se disant que pour lui, ce serait si beau de terminer sa vie ainsi paré, au milieu d'une famille en joie.

Paulette

Tous les matins, semaine ou week-end, quel que soit le temps, et quoi qu’il arrive, elle allait saluer l’arbre. Dans le jardin de la copropriété, Angèle vouait un culte au lilas, le saluant, s’appuyant sur son tronc, elle lui parlait, lui apportait de l’engrais, l’arrosait plus que de raison en activant le jet d’eau de l’immeuble. Un beau jour, je lui demandai la raison des soins intensifs prodigués à cet arbre mort : elle m’apprit que c’était pour le faire revivre. Angèle déménagea peu après. Je tronçonnai, débitai le vieil arbre mort, fis brûler tout le bois dans mon barbecue pour offrir ses cendres à mes rosiers reconnaissants.

Marie-Christine

Tous les matins, semaine ou week-end, quel que soit le temps et quoi qu’il arrive, elle allait saluer l’arbre… Quel était donc cet arbre ? C’était un chêne au tronc déjà important. Il était là depuis 1848, baptisé par les générations successives « Arbre de la Liberté ».