Mon petit
Léon. As-tu été gentil avec Mamie Thérèse ? Oui Papy.
Tu lui as
dit merci quand elle t’a fait des macarons ? Oh oui,
Papy.
Alors dis-moi
quel est ton souhait le plus profond ?
Heu….un
petit toutou papy.
Bon.
Alors ferme les yeux et respire à fond. Le petit
prend une longue inspiration.
Tu es prêt ?
Ouvre tes bras et ferme tes yeux.
Nous
allons chanter une chanson.
Et Papy
Gustave accompagna la petite voix fluette de son petit Léon en un duo élégant. « C’est
quoi ce petit chien dans la vitrine ? Un tout petit chien noir et
blanc… »
Et quand
l’enfant ouvrit les yeux…
Ce fut un
sourire radieux et charmant qui
envahit sa jolie frimousse, sous sa
tignasse blonde.
Et des
larmes de joie coulent
Le long
de ses joues rondes.
Claudine
C’était dans les années
50, dans les jardins ouvriers sur les forts du Kremlin-Bicêtre.
Léo aimait accompagner
son père. Il l’aidait à cueillir les haricots verts, les tomates, les fraises,
les salades comme il le pouvait de ses petites mains d’enfant. Il le suivait
lorsqu’il disparut au détour d’un chemin. Étonné, un peu perdu, il chercha des
yeux lorsque celui-ci réapparut de nulle part, mais sûrement du jardin d’un
collègue. Il s’avança l’air malicieux,
une main derrière le dos. Léo confiant, le regardait étonné. C’est alors que
son père tendit un amour de petit








