samedi 6 mai 2017

IL N'AVAIT AUCUN REGRET...

Ecrire un texte dont les premiers mots seront : "Il n'avait aucun regret..."
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Il ne regrettait rien ou du moins il ne semblait rien regretter en déposant sa tétine sur l’oreiller auprès de sa petite sœur. Cette tétine qui avait été sa compagne de tristesse, de douleur, ou de compensation. Il s’était séparé sans trop de difficultés de son doudou mais sa tétine c’était autre chose. Nous avions cherché par tous les moyens à ce qu’il accepte de s’en séparer mais devant sa souffrance nous avions baissé les bras. Nous avions progressivement réussi à ce qu’il ne s’en serve que dans certains cas et nos moyens n’étaient pas forcément pédagogiques. Il s’en servait peu mais il n’arrivait pas à la lâcher définitivement. Sans vouloir l’humilier nous lui faisions remarquer qu’il était grand maintenant et que ses copains n’avaient plus de tétine. Il n’en démordait pas. Puis le jour ou nous lui annonçâmes qu’il allait avoir une petite sœur et qu’il serait le grand frère, il nous dit je donnerai ma tétine à ma petite sœur. Bien sur nous pensions que cela n’était que paroles en l’air et qu’ainsi il gagnait du temps. Mais le jour où  il déposa sa tétine auprès de Manon je fus interloquée car nous n’en avions pas reparlé. Sa tétine était toujours dans sa poche ou dans son petit sac, il devait s’en servir le soir pour s’endormir. Je fus très fière de lui. La vraie chance pour nous c’est que Manon ne réclama ni doudou ni tétine ; cependant nous lui avons toujours laissé et en grandissant nous lui avons expliqué l’histoire de cette tétine si singulière et bien figurez vous que lors du tri des trésors de Manon avant que la maison ne soit vendue nous avons retrouvé la tétine, elle est restée dans ses affaires pendant plus de 27 ans ; le caoutchouc était dur comme du bois et le plastique jauni mais j’ai été très émue de la revoir Bien sur elle a fini dans la poubelle.

Fabienne
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Il n’avait aucun regret de s’être lancé dans cette aventure. Raymond avait toujours été téméraire et curieux. Dès son plus jeune âge, il avait fait l’école buissonnière car il haïssait les maths et encore plus la grammaire et l’orthographe. Il préférait fuir dans les champs ou regarder couler le ruisseau au fond du jardin de son grand-père. Il construisait alors des petits moulins à eaux pour le plaisir de les voir tourner ou encore de petits filets pour attraper quelques poissons avant de les rejeter à l’eau. Il bricolait toutes sortes d’objets qui ne servaient à rien car il aimait travailler le bois et tordre le métal dans des assemblages parfois déconcertants. Avant tout, il aimait la liberté et aller toujours de l’avant. « -Rien ne sert de regarder en arrière, proclamait-il. Ce qui est passé ne reviendra pas. » Très tôt, il avait pris son modeste baluchon, car disait-il, une simple brosse à dents lui suffisait pour voyager.

dimanche 30 avril 2017

LA PAROLE AUX OBJETS

J'appartiens au genre féminin ; je suis généralement vêtue de rose et de bleu, parfois.
Hélas ! Étant pulpeuse, j'attire les convoitises : je suis tellement appétissante que l'on me mordille bien souvent.
Je suis aussi souple qu'une gymnaste olympique : telle Nadia Comaneci, naguère, je rebondis dans l'espace.
Hélas ! Des êtres cruels, sans scrupule, désœuvrés, me mutilent au cutter ou avec la pointe du compas.
Je suis pourtant d'une grande utilité, ayant le monopole de faire disparaître bévues et inepties, fort préjudiciables pour leurs auteurs, si je n'interviens pas.
Ma discrétion est absolue, je ne me plains jamais, étant sans défense ; malheureusement, je diminue irrémédiablement.
Je suis sollicitée.certains jours plus que d'autres. Couverte de tags, ne sachant pas lire, ces messages ne m'étant pas destinés, je me transforme alors en messager, projectile ou pigeon voyageur, selon les humeurs. Le destinataire écrit sa réponse et je retourne à la case de départ par la voie des airs.
Parfois je suis ornée de cœurs qui ne me sont pas destinés : l'être humain est ainsi fait, l'ingratitude personnifiée.
Je suis la servante et le souffre-douleur de tous ces énergumènes : j'attends la nuit avec impatience, pour me reposer dans un local portatif bien clos avec d'autres collègues aux fonctions bien spécifiques, dont le quotidien n'est pas non plus une sinécure.
En récompense de mes bons et loyaux services, j'atterris brutalement et sans préavis à la poubelle, après une existence usante. Je suis la gomme de l'écolier.

Marie-Christine
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Autrefois elle se servait de moi presque tous les jours, maintenant c’est beaucoup plus irrégulier. Je la voyais venir avec son panier et dans ma bouche grande ouverte elle me chargeait. Puis elle sélectionnait quelques boutons et je me mettais à valser le temps  nécessaire. Elle revenait ensuite s’agenouiller devant moi et déchargeait mon contenu, dès fois elle me faisait travailler deux fois d’affilée. Maintenant je suis comme en préretraite. Je ne travaille plus qu’une à deux fois par semaine et je n’en ai plus plein la gueule. Pourtant je tourne aussi bien, je sais qu’elle fait attention à moi car j’ai une petite fuite au niveau du hublot, une paire de collant coincée dans la porte et qui a abimée mon caoutchouc qui assure l’adhérence. Alors elle place une petite serpillère à mes pieds comme une sorte de bavoir pour absorber l’eau qui s’écoule mais elle dit que tant que je marche elle me gardera. Je l’entends souvent dire que je suis la plus belle invention pour la femme.  Je suis la machine à laver le linge

Fabienne 
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Dès le matin je l’entends grommeler : « Ah ! Où ai-je bien pu les mettre ? J’étais sûre de les avoir rangés mais bien sûr, ils ne sont plus là, ils ne sont jamais  à leur place ! » Elle ouvre un tiroir puis un autre. Mais elle ne peut me trouver et pour cause ! C’est vrai qu’elle est désordonnée et surtout très distraite mais moi, je suis là dans mon coin et je ris sous cape de l’entendre râler. Pourquoi me cherche-t-elle ? Elle vient de me prendre et m’a déjà oublié. Je ne suis pas si loin.

samedi 22 avril 2017

BO, BAU, BEAU

Ecrire un texte avec le maximum de mots comprenant le son "bo"
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Il fait beau aujourd'hui, Boris décide donc d'élaborer un plan pour occuper au mieux sa journée. Laborieusement il parvient à ébaucher un programme et s'en va de ce pas débaucher son ami Thibault pour l'accompagner. Il est si content de lui et de son idée qu'il se met à danser la bossa-nova !
Bientôt informé, Thibault ne dit pas non, il prend son bonnet et les voilà partis à travers bocages et bosquets. Un corbeau de toute beauté prend son envol depuis le parc arboré, plus loin deux canards barbotent dans une mare, un baudet broute dans son coin de prairie,  la nature embaume. Tout est si paisible autour d'eux, qu'une bouffée de bonheur envahit soudains les deux comparses.
Mais le temps passe et la faim les tenaillant, ils avisent une auberge où la table semble bonne, ils s'y arrêtent. Dès l'entrée le patron leur sert son boniment avec un sourire accueillant. Le bonhomme est bosseur, son laboratoire est en effervescence, partout des bocaux garnissent les étagères.  En cuisine son fils s'affaire, on le sent déjà prêt à reprendre le flambeau.
L'auberge est un vieux bâtiment, le sol est tout bosselé, dans un coin un escabeau peine à garder un bon équilibre. La cheminée où gisent des restes de bois carbonisé est devenue charbonneuse au fil des années et le cabot du patron s'y réfugie. Les rideaux aux fenêtres sont propres et coquets mais ils ont fait leur temps, ils ne sont pas loin de tomber en lambeaux.
Il y a beaucoup de monde attablé dans la salle mais Boris leur trouve un endroit où s'installer. On leur apporte la carte où sont proposés turbot, baudroie, bolets et carbonnades. Pour la boisson, le patron leur recommande un beaujolais nouveau, il faut croire qu'il est inutile de le laisser se bonifier. Il ne leur reste plus qu'à arrêter leur choix pour le menu et en attendant ils commandent deux bolées, avant d'aller se laver les mains au lavabo.
Une fois le repas terminé, les deux amis reconnaissent que  la nourriture était tout sauf abominable, c'est donc une adresse à retenir, on pourra y revenir et même y prendre un abonnement pour l'année.

Paulette
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Près du boqueteau de Beauvoir sur Niort, un cabot boxer aboyait après d’abominables corbeaux là où paissaient les bœufs et  le baudet de Boris, sabotier venu de Dabo.  Ex-Boquillon, au pied bot et au bonnet rivé sur sa caboche, il arborait sur sa veste un flambeau fiché sur deux boggies, symbole du voyageur qu’il avait été, de Bologne  à Bogota puis de Cambo-les Bains aux Baux de Provence. Comme Beaufils, le sculpteur, et non Botticelli, le  peintre, il reboquait et rembobinait sans cesse pour réparer la bôme d’un caboteur qui, cabossé, avait capoté après avoir, non pas ramé comme d’Aboville, mais caboté sur la côte.  Puis Boris, rabota  comme un robot, une paire de sabots fixés par une bogue sur une autre bobine logée sous une parabole. Sous son toit  vivait Baucis, sa bonne épouse qu’il avait embobinée avant de se marier, à Beauvais avec des fariboles et un verre de Dubonnet, subjuguée par sa beauté. Bonnetière de son état, elle cousait  sur une barboteuse un gentil bonobo tout en cuisinant à la Bocuse, une carbonade ou une carbonara, détail à corroborer s’il n’est subodoré.

samedi 15 avril 2017

LOGORALLYES IMPROMPTUS

Tacher – vasistas – heureusement – boulimie – moqueur – aurore – étendre
Avec l’arrivée de l’aurore, le merle moqueur s’était tu… Un nouveau jour commençait… Il allait falloir tâcher de lutter contre ma boulimie matinale. Heureusement, l’ouverture du vasistas me permit d’étendre mon regard sur une campagne fraîchement lavée.

Françoise

Sursauter – cendrier – facteur – satin – date – quadrillage – grommeler
Le facteur entra avec le courrier de la concierge qui sursauta en grommelant. Après avoir vérifié la date sur l’enveloppe, elle déplia la missive qu’elle contenait et parcourut son quadrillage. Pendant ce temps, le facteur attendait, il regardait la petite table basse recouverte de satin et surtout le cendrier posé dessus qui lui donnait envie d’en griller une.

Paulette

Enfourcher – rail – époux – biscuiterie – outremer – avouer – foule
Les époux, en voyage de noces en Outremer, voulaient absolument visiter cette fameuse biscuiterie. Mais il faut avouer qu’il fallait le vouloir, elle n’était pas atteignable par le rail. Ils décidèrent donc d’enfourcher un tandem et de fendre la foule pour atteindre leur objectif, quelques kilomètres plus loin.

Fabienne

Coquelicot – puer – tordu – sacoche – accueil – toujours – fillette
Une fillette, dans la brume matinale, se hâtait vers l’école, portant une lourde sacoche. Elle était toujours talonnée par des chenapans qui n’avaient de cesse de bourrer son cartable de brassées de coquelicots écrasés, ce qui contribuait à faire puer ses livres. La petite éperdue se perdit à l’accueil, narrant à la standardiste le coup tordu dont elle avait fait les frais une fois de plus.

Marie-Christine

Ange – bricoler- pétrole – répertoire – chuter – nuit- signature
Il bricolait l’ange à la lueur de la lampe à pétrole et voulut apposer sa signature quand le répertoire chut dans la nuit.

Marie-Thérèse

mardi 11 avril 2017

ESCAPADE SANS LES PARENTS

Il y a parfois mille et une raison de fuir l’autorité et la présence parentale. En premier lieu pour ressentir le goût de la liberté en agitant ses ailes de libellule translucides en une douce soirée passée devant le grand écran loin, loin des western à la John Wayne et des « Il était une fois dans l’Ouest » qui, à coups de colt et de moulinets de révolver auraient fait trembler tout l’Ouest des États-Unis. Oui. Pour rien au monde je n’aurais partagé mon plaisir de jeune assoiffée de découvertes en découvrant ainsi le 7ème art dans toute sa splendeur. Dans mon coin, au fond de ma 5ème zone pavillonnaire, se trouvait un « ciné-club » qui nous servait non des polars et des thrillers mais de merveilleux films comme Vol au-dessus d’un nid de coucous ou Cinq pièces faciles, et encore un film se passant au Canada et mettant en scène des aventuriers descendant en canoë kayak en rappel des rapides : oui, il s’agit de Délivrance. Un film magnifique, si prégnant, si trépidant. Une incitation au voyage. Et je revenais, les yeux pleins d’images, au bercail par la porte fenêtre entrouverte pour ne pas réveiller ma chère Bergère allemande qui d’un aboiement entremêlé de gémissements aurait réveillé toute la maisonnée encore mieux que le tintement du carillon de l’église du centre de la bourgade. Mes parents avaient jeté l’éponge et me laissait mener ma vie d’adulescente encore juvénile le samedi comme dit une chanson ancienne « le samedi soir après le turbin… l’ouvrier parisien ». oui. Quand j’avais effectué toutes les tâches m’incombant, je pouvais alors m’apprêter et ces quelques heures de liberté comptaient double dans le sablier de l’air du temps car elles se déroulaient loin des yeux parentaux et du qu’en-dira-t-on.

Claudine
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Est-il plus grand plaisir que celui de sortir la première fois,
Sans ses parents et leurs regards posés régulièrement sur nous ?
C'est quelque chose que je ne connais pas encore,
Alors je vais essayer de profiter pleinement de cette occasion.
Partir avec de fidèles amies toute une longue journée,
Aller à l'aventure ou bien choisir un but de sortie,
De nous seules dépendra le souvenir que nous garderons.
Ensemble nous partirons mais ensemble nous reviendrons.