Chaperon Vert
Tu étais
si beau « mon parc à corbeaux ». Quand j’approchais de tes croassements de bienvenue, quand tous
ces volatiles se passaient le mot, quand ils voletaient d’arbres en arbres leurs grandes ailes noires étendues formaient
comme une banderole ou un étendard. Quelques plumes se détachaient
que je glissais promptement dans mon sac. Aujourd’hui, les tractopelles et les bulldozers ont arraché hibiscus,
pivoines, massifs floraux et aucubas.
Des bosquets de baies rouge-sanguine, aux feuillages changeant et rougissant sous la lumière du soleil ont laissé la place aux premières pierres de la
nouvelle maternelle derrière les palissades actuelles.
Où est partie ton allée
de platanes ? Coupés, sectionnés, tronçonnés, réduits en sciure et utilisés
peut-être pour faire du contre-plaqué ou de la litière pour les
chats ? Où pourrons-nous nous réfugier pour profiter et nous protéger des
rayons de soleil d’été sans cette belle ombrelle de verdure improvisée. Où
es-tu mon Chaperon de moins en moins vert ?
Claudine
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Parc de Bila
Vous
souvenez-vous du petit parc en face des usines Bila ?
C’était
un petit parc charmant bien entretenu avec ses parterres de roses.
Nous le
traversions pour nous rendre à la Mairie, au dispensaire ou à d’autres
endroits.
Les bancs
accueillants sur lesquels se reposaient quelques minutes les ménagères pour
faire un brin de causette à des personnes connues.
Combien
d’histoires d’amour ont commencé sur ces bancs, pour quelques jours, quelques
mois parfois des années et aussi pour la vie.
Nous,
nous l’appelions le petit Parc de Bila. Vous en souvenez-vous ?
Mireille
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Rue de la Chamoiserie
Bientôt la neige la tapissera de blanc.
Marie-Thérèse
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