samedi 13 juin 2015

RECONCILIATION

Ecrire une lettre de réconciliation
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Chère Sophie,

La dernière fois que nous nous sommes vues, ce ne fût pas glorieux. Et je n’en suis pas fière…
J’ai voulu défendre mon idée, me suis obstinée à penser que c’était la bonne, que j’avais forcément raison et toi tort.
La nuit porte conseil, dit-on. C’est sans doute vrai. Depuis, j’ai longuement réfléchi à notre petite altercation et me suis dit que c’était trop bête de s’être quittées ainsi, fâchées, mettant du coup une belle amitié en péril. De plus, finalement, je n’avais pas raison. J’ai tout simplement refusé de l’admettre. Péché d’orgueil ? Je ne saurais dire. Aujourd’hui, je reconnais mes torts, je suis navrée et je voudrais par cette lettre te présenter mes excuses pour mon comportement.
À l’avenir, je vais essayer de temporiser, d’être plus à l’écoute des idées des autres, j’éviterai peut-être ainsi une nouvelle querelle.
Je tenais à te le faire savoir, j’espère que tu ne m’en tiendras pas rigueur et pour ma part, je suis prête à reprendre notre belle amitié là où nous l’avons laissée. J’espère vivement que tu le souhaites aussi. Oublions, je t’en prie, cet incident, et pardonnes-moi mon stupide entêtement.
Je n’attends qu’un signe de toi. Je sais pouvoir compter sur ta compréhension. Sache que je me réjouis déjà à l’idée de te revoir. Je t’embrasse d’avance et te dis à bientôt.

Paulette
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J’ai bien reçu ta lettre de réconciliation, trente ans que j’attendais un geste de repentir de ta part. Je n’y croyais plus vraiment mais j’espérais au fond de moi que tu reconnaisses le mal et les préjudices moraux que nous avons vécus avec ma famille.
C’est dur d’être salis, accusés de mensonges par intérêt alors que notre délit était de t’aimer. Toutes ces années perdues qui m’ont fait perdre la santé. Même si je me sens soulagée par tes regrets, ma vie est fichue, je n’oublierai jamais ta méchanceté ni ta lâcheté.
Si j’accepte de te rencontrer afin de constater l’intensité de tes remords, selon ta sincérité, je verrai si je dois te pardonner ! Mais actuellement c’est au-dessus de mes forces. Peut-être le temps et ton comportement constaté au fil des jours, me feront changer d’avis.
Quoi dire de plus ? Tu ne pourras jamais redevenir mon ami, même si nous avons été complices un quart de siècle avec des souvenirs communs. Tu as démoli une belle amitié que je croyais invincible. 
Réfléchis bien avant de me recontacter !

Mireille 
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S'il fallait concilier et se réconcilier avec son corps malade, je lui écrirais afin de m'accorder un répit, quand sur ma cheville qui a doublé de volume, je m'escrime encore à tenir debout et à avancer coûte que coûte.
A mon corps moyennement souffrant en rapport avec celui d'autres personnes, je dirais qu'il faut savoir se réconcilier avec soi-même avant d'en vouloir aux autres et de les jalouser, eux qui peuvent encore sauter de joie quand l'envie les en prend !
Alors s'il fallait m'envoyer une lettre, je la tournerais peut-être ainsi :

dimanche 7 juin 2015

INCIPIT 2


Ecrire un texte dont la première phrase sera : Après le chahut de la cour de récréation, nous étions retournés en classe et tentions de nous concentrer sur un exercice d’arithmétique quand le proviseur entra, accompagné d'un nouvel élève...
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Après le chahut de la cour de récréation, nous étions retournés en classe et tentions de nous concentrer sur un exercice d’arithmétique quand le proviseur entra, accompagné d'un nouvel élève, ce qui eut pour effet immédiat de nous déconnecter de l’arithmétique et de scruter le nouveau venu.
Diverses réflexions viennent se bousculer dans mon esprit. En voici un échantillon :
Joue-t-il bien au football, au point de renforcer notre équipe lors des matchs à venir ou bien s’avérera-t-il, au contraire, un poids mort ? Deviendra-t-il le nouveau chouchou du prof ?
Lors des examens va-t-il se placer dans le peloton de tête ou dans celui de queue ?
Mais ces divagations ont un terme et il faut se replonger illico dans les maths. Peu après sans aucune logique discernable et en toute spontanéité, de solides liens de camaraderie, voire d’amitié, se tisseront entre nous, devenant l’un pour l’autre des copains, dans l’univers extra-scolaire, notamment chez les scouts ou plus précisément, vu l’âge, chez les louveteaux.

Emmanuel
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Après le chahut de la cour de récréation, nous étions retournés en classe et tentions de nous concentrer sur un exercice d’arithmétique quand le proviseur entra, accompagné d’une nouvelle élève d’une huitaine d’années. Elle n’avait pas de blouse comme le règlement l’imposait mais était vêtue d’un pantalon avec un pull un peu grand.
On nous la présenta sous le prénom de : Violetta. Elle était parmi nous le temps que le cirque qui s’était installé sur la petite place de notre ville, achève ses représentations et reparte vers d’autres horizons.

vendredi 5 juin 2015

SÉRAPHINE, UNE PEINTRE HABITEE

Après avoir visionné le film Séraphine, sur la vie de Séraphine de Senlis, écrire un acrostiche sur le prénom de cette peintre
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Solitaire et esseulée, émouvante et parfois mélancolique
Enracinée profondément dans sa bourgade bucolique
Rasant les murs et sillonnant la campagne et ses cours d’eau
Accompagnant ses gestes d’un chant céleste et dévot
Prompte à trouver les tanins pour ses onguents et diluants
Harassée, hagarde, hébétée, dans son lit immaculé
Inimaginable le sort qui lui est réservé à  l’hospice
Naturellement belle au bois dormant dans son dénuement
Emergeant malgré l’indifférence et la moquerie

Claudine
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Son père était manouvrier
Elle fut bergère, puis domestique à Senlis
Rude période de guerre, labeur mais extase !
Autodidacte, elle s’inspire d’images pieuses
Peints de naïfs bouquets lumineux
Hauts en couleurs paradisiaques
Internée pour psychose chronique
Nul n’adoucit son calvaire
Elle meurt de faim à soixante-dix-huit ans

Marie
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Solitaire mais travaillant chez les gens de ta ville,
Emue par la beauté de la nature,
Rabrouée par tes maitres, tu savais pourtant
A tes moments de repos ou la nuit,
Peindre des fleurs aux couleurs éclatantes,
Habillant leurs coroles de leurs tiges ou de feuilles
Inspirée, tu le fus pour réjouir nos yeux
Non pas de ton vivant, mais bien plus tard, hélas !
Et tes toiles resplendissent comme les étoiles aux cieux.

Marie-Thérèse
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mardi 26 mai 2015

L'OR

Pour ce texte, un sujet qui tient en un seul mot : l'or !
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Or… Résonnance infiniment musicale de ce mot pourtant si bref, éclat unique qui souligne l’atteinte d’un sommet… Sommet de quoi ? De sentiments, de croyances, de beauté, de pouvoir, de richesse ?
Est-ce toujours heureux, l’or ?
Ainsi, avec le Baiser de Klimt, c’est sous une pluie d’or que s’embrasent peu à peu les amants. Ravenne et Venise resplendissent encore de l’éclat de leurs mosaïques dorées. Que dire quand dans le ciel de Paris, gris et sale, l’or des coupoles de nos monuments parvient à percer la brume ? Or et lumière accompagnent souvent événements et manifestations solennelles, sacrées ou religieuses.
Mais l’or c’est aussi le fondement du système profondément inégalitaire dans lequel nous vivons… Le luxe, la richesse, réservés à quelques-uns, ce qui leur confère le pouvoir de continuer à exploiter des millions d’hommes. Que d’injustices !
Les œuvres d’art, en traversant l’histoire, ont souvent thésaurisé la richesse – donc l’or – tout en exprimant l’essence même de l’humanité portée à ses plus hauts sommets.

Comment ne pas s’émouvoir devant la toile de Pierre Bonnard L’atelier au mimosa dont l’or parfumé et vaporeux envahit ce lieu de création jusqu’à nous étourdir ? ou celle-ci : Golfe de Saint-Tropez au couchant, qui nous permet d’assister à cette miraculeuse coulée naturelle du précieux métal, en soirée.
Avec Vincent Van Gogh, qui ferma le XIXème siècle, nous sommes au cœur du paradoxe de l’or : une production dont la valeur atteint maintenant des sommets alors que le peintre ne connut que dénuement matériel et non-reconnaissance de la société et d’une partie des siens, en plus des affres d’une mauvaise santé mentale. Mais quel œil ! Quel créateur ! Son or à lui ? Ses jaunes de l’or aux jaunes verdâtres des jeunes pousses à celui tristement annonciateur de la fin : champs de blé, chambres, cafés, tournesols, lumières nocturnes…


Terminons par ce bel extrait du Petit Prince de Saint-Exupéry, pépite d’or de l’espoir. Du renard au Petit Prince : « Si tu m’apprivoises… les champs de blé me rappelleront que tu as des cheveux couleur d’or, et ma vie sera comme ensoleillée. »


Françoise

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Or, métal précieux
Qui, à nos yeux,
Brille de mille feux
Depuis la nuit des temps
L’or fascine l’homme tant
Qu’il est devenu argent trébuchant
Tour à tour bijoux
Autour des bras et des cous
Objets d’art égyptien, aztèque ou hindou
Combien se sont battus
Pour acquérir ces écus
Juste après les avoir aperçus ?

UNE DIFFERENCE

Ecrire un texte dont la première phrase sera "Dodo était gravement attardé(e)..."
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Dodo était gravement attardé… Hélène, très pieuse savait pertinemment depuis la fameuse échographie que tout n’allait pas dans le meilleur des mondes ! Elle l’avait fait ce test terrible qui peut déterminer ou se tromper totalement sur la santé mentale et physique de ce petit être de chair et de sang qui poussait au jour le jour en son sein…Elle se devait comme chaque femme enceinte de se faire suivre par un gynécologue. Et quel n’a pas été son désarroi et son appréhension d’apprendre perplexe qu’elle devrait subir des tests supplémentaires afin d’évaluer exactement l’évolution et la croissance du fœtus : son propre bébé. Et de prises de sang en échographies jusqu’à l’amniocentèse, le pas, disons la passerelle se présentait à elle comme autant de pierres faisant ricochets sur ses hormones à fleur de peau ! Le jour J. lui était apparu comme interminable et marquera sa mémoire à jamais. Elle l’avait vécu comme un calvaire. La quantité de liquide amniotique claire légèrement jaunâtre dans la seringue à ses yeux impressionnante ruisselait dans l’échantillon prélevé. Ce qui n’avait pas l’air de marquer cet homme assis en face d’elle, placide et imperturbable. En son cœur chahuté et celui de son bébé : une cohésion parfaite des sensations. Elle percevait parfaitement les deux battements  affolés ne formant qu’un. Le sien pulsant à se rompre…