mardi 16 septembre 2014

JE PEINS LES MURS

Peinture rupestre, graffiti, tag, street art... de tout temps, l'homme écrit et peint sur les murs.
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Que dire de plus que les milliers d’admirateurs, spectateurs et consommateurs de graphs, de tags et de street art présents et vagabondant dans nos villes en laissant leurs empreintes acryliques et technicolors sur les murs du monde entier ?
Pour tout-un-chacun, pour tous les adeptes de cet art qui actuellement est reconnu - le street art - tout et rien se trouve encré, taggué, exprimé par images tout au long des promenades citadines ou virtuelles via internet.
Couleurs, structures, formes, perspectives, détails peuvent nous sauter aux yeux. Un tracé, un ou des traits, une ligne, une courbe, un motif aux tonalités franches et vives peut  se détacher plus particulièrement et nous agresse ou nous intéresse, retient notre regard.
Comme ce chat européen représenté en Pologne à Wroclaw sur un mur par Roosvelta. La finesse de ses traits et de sa robe, la délicatesse et la ressemblance avec le modèle est d’un réalisme incroyablement précis. On devine le chasseur caché derrière ces yeux humides, suivant, d’un regard si évocateur,  la proie éventuelle ! Tous les sens du félin sont magnifiés et on sent chez l’auteur que la passion pour les chats n’est pas vaine mais bien présente.
Tout peut être représenté ! Du contemporain urbain, au modernisme citadin, du Dadaïsme au naïf, en passant par l’art brut et rustique, du plagia à la Picasso en minimisant et stylisant un portrait.

Suivant les origines du peintre et du site choisi pour exposer son œuvre, le choix du ou des motifs pourra évoluer de façon à se confondre dans le paysage. Keith Haring en 1989 a réalisé la fresque gigantesque  sur les murs de crépis ocre de la bâtisse adjacente de la tour de Pise.
Y sont représentés divers personnages entremêlés aux tons vifs engageant une danse endiablée. Hommes, femmes, détails de mains, Atlas à tête de poisson ou de télévision, corps aux arabesques tentaculaires, couchés ou porteurs d’ailes, qui nous entrainent dans les visions extraordinaires ou visionnaires de l’artiste, arrivant directement du monde de ses rêves  et de son imagination débordante.
Au fil des promenades et des découvertes de fresques et peintures murales que l’on nomme maintenant Street Art car il s’agit d’un art éphémère et populaire qui permet à tout à chacun de pouvoir et désirer s’arrêter ne serait que pour le découvrir gratuitement sans être obligé de se rendre dans un musée.


Les destructions-reconstructions,  incendies d’immeubles et les diverses évolutions urbaines des cités font partie du jeu et du cortège de la vie d’une ville active et mouvante en pleine extension et remaniements divers servant en premier plan le besoin croissant de lotissements et de logements. Actuellement le Street-Art en fait partie et agrémente avec la bénédiction et la reconnaissance des municipalités des parcs comme le « parc- skate » situé à la limite Arcueil-Gentilly pour le plus grand bonheur de la nouvelle génération de skateurs et rollers.
Le graph anime, décore, s’approprie l’espace urbain et rentre par la grande porte dans les esprits contemporains. Il agrémente de même les murs longeant les arrêts de bus en bourdonnant presque à nos oreilles avec ces femmes africaines abeilles.  Le doré de leur abdomen et de leurs ailes frissonnantes s’accordent avec sensualité avec la pulpe de leurs lèvres et de leurs cils démesurés qui vibrent et battent la mesure en cadence avec la danse du ventilateur.
On peut observer aussi une autre valse, celle du temps et de ses déprédations sur des réalisations à des fins historiques comme cette fresque magnifiquement réalisée et représentant la coulée de la Bièvre, ses lavoirs, ses lavandières d’antan  venant partager les ragots du coin mais aussi ses vieilles bicoques actuellement disparues. Toutes les Cités Amélie, Mélanie, et autres doux  prénoms féminins portés par des femmes mariées ont donc disparues au fil des années et de la Bièvre actuellement ensevelie. Sera-t-elle rénovée, réhabilitée dans le proche nouveau et « Grand Paris » qui dans deux années viendra  phagocyter notre petite bourgade déjà grignotée au fil du temps et des évènements politiques et géographiques par ce même Paris ?
Claudine
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Dès sa plus jeune enfance, l’art rupestre subjugue Louis. Un jour, en effet, son grand père parcourt un  livre. Il s’approche et aperçoit des animaux très différents de ce qu’il voit habituellement. Curieux et comme attiré, il se blottit contre lui et reste là immobile malgré son très jeune âge. Grand père lui montre alors les photos et lui raconte l’histoire de ces fresques murales. Beaucoup de détails  échappent à l’enfant mais le dessin lui parle et l’impressionne tout à la fois. La lecture finie, Grand père referme l’ouvrage avec d’infinies précautions. Mais Louis demande : «s’il te plait, encore une fois, grand-père.» Devant son intérêt, il s’exécute et lui montre de nouveau les images. Le regard du petit  est si attentif qu’il lui chuchote. « Tu pourras le consulter quand tu voudras, je le laisse  sur mon bureau mais tu en prendras bien soin, surtout ! ». Louis ne tarde pas à revenir.  Délicatement, de son petit doigt, il suit sur la page, les lignes des corps. Il s’arrête un instant sur le museau noir du bison, sur une des cornes longues et pointues d’un auroch, ou la fine patte d’un cerf. Il refait lentement ce geste une fois, deux fois, plusieurs fois jusqu’à s’imprégner du tracé. Puis, dans la cour avec ses craies de couleur, il tente gauchement de les reproduire sur un morceau d’ardoise, et même quelquefois, avec une branchette, telle une peinture rupestre, il grave sur la terre  sèche ce qu’il voudrait réaliser : des bisons, des aurochs ou des cerfs. Ces images le hantent. Mais le résultat le déçoit. Alors, il retourne les voir dans ce livre qui frappe tant son esprit et recommence, jour après jour.
Devant une telle opiniâtreté, Grand père lui apporte une boite de peinture, un petit godet rempli d’eau et de grandes feuilles blanches. Louis reprend ses essais au pinceau. Page après page, il s’exerce et tâtonne. Mais qu’il est difficile de retrouver ces ocres fondus jaunes et bruns, ces fauves, ces rouges sombres et ces noirs si intenses qui se détachent avec tant de force sur ce fond  beige clair ou gris-vert de la roche ! Et qu’il est peu aisé de trouver la finesse du trait pour démarquer les premiers plans, des silhouettes sous-jacentes qui s’entremêlent !  Louis grandit mais il n’oublie pas les animaux de la grotte. Il continue de s’efforcer à trouver la nuance exacte. Parfois, il dessine au fusain à grands coups de crayons pour mieux saisir l’animal et d’autres jours, il réalise des sanguines, pour mieux croquer ces formes à demi-visibles, qui surgissent comme des ombres sur les flancs ou entre les pattes de ces ruminants. Mais surtout, il peint à l’huile, de grandes toiles où tels les aurochs, s’affrontent des taureaux sauvages. Depuis longtemps déjà, Grand-père lui a fait cadeau de l’ouvrage que Louis feuillette sans cesse.



Cependant, il trouve ses réalisations trop statiques comme figées. Les gravures lui renvoient vie et mouvement. Comment retrouver le granité de la pierre qui fait vibrer les animaux ? Il veut réussir à les restituer ! Louis cherche et prospecte sur différentes supports : toiles de lin, métis plus ou moins épais, jute. Rien ne le satisfait. Il abandonne alors les pinceaux pour couvrir ses cartons, de reproductions au couteau. La matière lui permet de retrouver une dimension nouvelle, celle de la profondeur des grottes, les rondeurs des roches, leurs fractures et leurs fissures. Elle lui donne aussi celle de l’épaisseur pour donner du volume et rendre plus réels les flancs des animaux mais c’est souvent au détriment de la couleur, moins nuancée, plus inexacte.  Alors, il revient vers la toile et les pinceaux. Il expérimente sans cesse et rêve à ses propres créations.
Et, peu à peu, Louis se lance. Il se détache de ces modèles. Il a observé les peintures murales dans les églises, appris d’autres techniques et s’est enthousiasmé pour les immenses fresques mexicaines. Maintenant, il ne copie plus, il réalise ses propres œuvres, s’inspirant de la nature et de son environnement mais dans sa tête, en filigrane, restent bien ancrées toutes ces reproductions d’art rupestre qui l’ont tant ému dans son enfance.
Marie-Thérèse
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Peindre c’est s’exprimer à travers des formes et des couleurs.
Enfant je dessinais et aujourd’hui encore je dessine.
Il va se créer un personnage simple ou fabuleux.
Nulle personne ne pourrait empêcher ce don, qu’il faudra toute sa vie, améliorer.
Tubes, pastels toutes les couleurs mêlées sur le papier ou sur la toile.
Usez vos pinceaux pour un visage ou un paysage rayonnant.
Regardez l’œuvre terminée aquarelle, gouaches à l’eau ou à l’huile soyez en fière.
Enfants si vous aimez le dessin, vous trouverez le réconfort où que vous soyez.

Mireille

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