vendredi 13 avril 2018

LOGORALLYE GEANT

Ecrire un texte contenant obligatoirement les 18 mots suivants : 
brièvement - lessiver - acupuncteur - confortable - loterie - solitude - jalouser - lointain - pastel - printemps - granit - méticuleux - vandalisme - parking - autruche - retirer - benêt - cour
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C’était un confortable jour de printemps, sa voiture était à lessiver car il était très méticuleux. Il comblait ce moment de solitude en feuilletant brièvement le journal ; actes de vandalisme dans l’enclos des autruches au zoo, monsieur X jalousait sa femme et son amant aussi avait-il envoyé les deux ad patres, un benêt avait voulu retirer tous les billets de loterie pour être sur de gagner le gros lot. Vraiment sans intérêt ce journal qu’il déposa dans la poubelle de la cour. Le bruit lointain des rouleaux  s’était ralenti puis arrêtés. Il se dirigea vers le parking attenant et vit sa voiture encore toute luisante d’eau. Le pastel des portes sur un fond granit rendait rudement bien, c’était d’un chic ! On ne pouvait pas se tromper quand il passait en ville ; tiens voilà l’acupuncteur !

Fabienne
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L’acupuncteur exécute une savante cabriole à travers le parking désert et vient plaquer ses pieds sur le mur de granit de son logis. Est-ce le printemps qui le tourneboule ? Mais non, tandis que son ombre se projette, son ami Jérôme, méticuleux,  dessine les contours de son profil. A-t-il donc aussi  perdu la tête ou commet-il un acte de vandalisme ? Non, non,  bien sûr. Ni l’un ni l’autre ne sont assez benêts pour se laisser aller à des enfantillages.  Ils réalisent seulement et sur commande, une composition de street-art pour la grande fête du village.  
Cette année, elle n’aura pas lieu dans la cour de la mairie mais bien, sur ce vaste parking, plus lointain. Il faut donc le décorer. Et notre acupuncteur qui n’est pas à court d’idées, suggère plus d’un personnage.  Pas plus vite dit, qu’il se contorsionne, prend la pose, plus ou moins confortable  pour en  susciter le tracé  et Jérôme de le croquer brièvement. Il fignolera le tout plus tard. Et c’est un défilé de gymnastes en pleine action qui animent  le mur.
C’est alors qu’apparait  Maurice. Il les jalouse un peu, lui qui vit reclus dans sa solitude car le maire ne lui a pas permis d’exercer ses talents. Il est vrai que son home au style anglais, aux murs couleur pastel,  se prête moins à cette fantaisie. C’est la loterie ! Alors, Il a fait l’autruche après la décision finale mais là, il vient les regarder tout en riant sous cape, pensant qu’après la fête, il faudra lessiver le mur à grands coups de jet d’eau et de brosse pour retirer la peinture.

Marie-Thérèse
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Son travail achevé,  il examina avec soin son véhicule en stationnement sur le parking. C'est qu'il était très méticuleux et  c'est donc  soulagé qu'il constata qu'aucun acte de vandalisme n'avait été perpétré.
Il était acupuncteur de métier et se sentait lessivé après sa dure journée,  il lui tardait de regagner son domicile où il pourrait enfin se détendre, bien  installé dans son confortable fauteuil. Mais pour l'heure il était au volant et fort heureusement il n'avait que peu de distance à parcourir.  Après quelques kilomètres, sa maison se profila dans le lointain et c'est donc très vite qu'il parcourut la distance qui le séparait de la cour marquant l'entrée du bâtiment.
Sur le seuil, il  jeta brièvement un dernier regard aux alentours avant de refermer sa porte et se retrouva bien vite dans son habituelle solitude. Il retira la veste de couleur pastel qu'il avait choisi de porter ce matin, un beau soleil brillait généreusement en ce début de printemps.
Devant lui, sur la table au lourd plateau de granit, gisait un billet de loterie. Quel benêt se dit-il, comment croire un seul instant faire fortune à ce jeu. Inutile pour lui de faire l'autruche, ce n'est que par son travail qu'il s'en sortirait, inutile de perdre son temps et son argent à  jalouser les plus chanceux.

Paulette
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En ce jour de printemps, Désiré gara son véhicule sur le parking privé de l’acupuncteur, au fond de la cour. Dans la salle d’attente, il s’assit dans un fauteuil confortable, où il put admirer une collection de pastels réalisés avec un soin méticuleux : l’un d’eux représentait une autruche rose assise sur une balancelle aux couleurs arc-en-ciel. Le praticien, solide comme un long bloc de granit lui narra tout du long de lointains souvenirs de leurs études secondaires, tout en lui retirant avec une habileté d’escamoteur les aiguilles. À la fin de la séance, Désiré songea brièvement à sa solitude actuelle et en eut un pincement au cœur. Il quitta, complètement lessivé, le cabinet du praticien. Mais quel benêt d’avoir confié le montant du gain à la loterie à son entourage : il avait été jalousé et sa demeure victime de vandalisme.

Marie-Christine
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Ce benêt de benoît s’était mis sur son trente et un et avait revêtu son gilet bleu pastel. Méticuleux de nature, il avait aussi mis un pantalon tout neuf de couleur claire car c’était le printemps.  Il était persuadé d’avoir gagné à la loterie et de pouvoir dès l’ouverture des magasins retirer une belle somme. Il ne pensait s’asseoir que très brièvement sur la borne de granit devant la maison de l’acupuncteur juste à côté du parking du centre commercial. Mais l’attente se prolongeait et ce n’était  pas très confortable. Il se leva et  fit quelques pas vers la cour de l’école. Rompant sa solitude, il entama la conversation avec Les femmes de ménage  qui avaient lessivé et sorti au grand jour tout le matériel y compris l’autruche empaillée qui ornait la classe de sciences, trophée que les villages voisins lui jalousaient. La pauvre, avait-elle autant voyagé et venu d’un pays lointain pour finir ainsi figée à tout jamais. Pas  même la possibilité de battre des ailes ou de s’élancer vers de grands espaces ! N’était-ce pas une forme de vandalisme que de l’avoir contrainte à cet immobilisme ?
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Trouver un bon acupuncteur au printemps assez méticuleux pour désensibiliser contre les allergies relève de la loterie. Ne pas jalouser ses congénères n’ayant aucun problème de santé. Lessiver brièvement et se débarrasser des a prioris. Faire face à sa solitude. Ne pas enfouir sa tête dans le sable comme une autruche. Savoir se retirer sur la pointe des pieds si on trouve le spécialiste trop benêt… Passer la cour intérieure au muret de granit pastel ayant souffert de vandalisme… Retrouver le parking pas si lointain et trouver la situation confortable.

Claudine
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Cette année, l’hiver a donné l’impression aux Bretons d’avoir pris ses aises en s’étalant sur pratiquement 6 mois ! Aussi ce premier mercredi de printemps est-il tant attendu. Mars finissant voit s’ébrouer petits et grands sous un soleil éclatant qu’encadrent encore quelque sombres nuées. Les ménagères ont déjà commencé pour rendre les maisons plus agréables et confortables à lessiver les vitres, les sols, pendant qu’au pied de la cité, sur le parking, les enfants jouent et les adolescents font exploser des pétards et mettent le feu aux poubelles : le vandalisme ordinaire des « quartiers ». Dans la cour garçons et filles s’interpellent et se disputent parfois, pendant que le benêt, dans sa solitude imposée, jalouse ses persécuteurs. Non loin, dans un secteur plus commerçant, se succèdent le boulanger, le tailleur méticuleux, le plumassier qui travaille les plumes d’autruche, le pharmacien, le boucher, le bar-tabac où l’on joue à la loterie et un acupuncteur qui s’est installé récemment. Ma visite me mène vers l’ancien village et la mer et jette brièvement un coup d’œil à l’horizon depuis le haut des falaises. Les cieux pastel roulent encore des nuages anthracite au ras des arènes de granit. Dans le lointain, les flots d’une crête d’écume, ourlent la vaste baie, et pour saluer le retour du printemps, la mer s’est retirée cet après-midi.

Françoise
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L’acupuncteur n’était pas un tatoueur même si Tristan rêvait d’une autruche s’élançant sur sa juvénile poitrine. Il s’apprêtait déjà à retirer gilet et chemise pour être plus confortable mais il dut se rendre à l’évidence. Il s’était trompé de porte. Il avait été abusé par le mur qui conservait  depuis longtemps les  traces d’un vandalisme passé. Or, il avait été récemment lessivé. Il  avait retrouvé sa couleur d’antan et ses tons pastel. Quel benêt il faisait ! Roger le renvoya à sa solitude. Il  marchait regardant dans  le lointain sans prêter plus d’attention que cela.  il  conseilla à Tristan de prendre garde   en traversant le parking car une statue de granit venait d’y être déposée, pas pour longtemps, certes,  et même pour très brièvement. Il le voyait si distrait qu’il voulait le mettre en garde. Et il fit bien car quand Tristan arriva à la porte, il vit le  restaurateur, peu méticuleux de sa personne,  qui, de sa cour,  se tordait le cou pour inspecter la pierre. Comment Roger l’acupuncteur avait-il pu acquérir un  tel objet ? Il le jalousait fortement et le soupçonnait d’avoir gagné à la loterie.  Tristan n’en avait cure et ne pensait qu’au printemps qui lui souriait et à l’autruche que bientôt il porterait.

Marie-Thérèse

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