...............................................................
BRUME
Brume encore épaisse des matins de mars
Dans l’instant où la terreDes frimas se libère
Pour enfanter le blé
A l’automne semé
Dans l’instant où la fleur
Jaillit dans la douceur
Sous la tendre rosée
De l’aube renouvelée
Brume légère et fragile d’avril
Dans l’instant où renaît
Dans les bois, dans les prés
Et la faune et la flore
Pour habiter l’aurore
Dans l’instant où l’enfant
S’égaye dans le vent
Sourire qui s’envole
Courant dans l’herbe folle
Brume impalpable de mai
Dans l’instant où l’oiseau
Nous joue de son pipeau
Les premières mesures
D’un mois qui s’inaugure
Dans l’instant où le chêne
Sent monter dans ses veines
La sève qui s’active
Comme torrent d’eau vive
Brume inattendue de juin
Dans l’instant où la brisePourchasse l’eau grise
Le voile de brouillard
Qui embue son miroir
Dans l’instant où le ciel
Chauffe au grand soleil
Dégrafe son corsage
De nuées en bordages
Chrisitane
.........................................................................................................
VENT
Je l’aime quand sur l’océan il soulève les
vagues pour les transformer en une écume blanche. Quand il fait sur une petite
plage une tempête se sable presque comme au Sahara.
Quand il joue avec les nuages pour en dessiner
des figures merveilleuses et fantastiques, et aussi quand après la pluie, il
agite les perles brillantes d’une toile d’araignée dans un buisson.
A la campagne, comment ne pas s’extasier devant
les vagues bleues d’un champ de fleurs de lin ou des ondes d’or qu’il forme
avec les épis de blé mûrs.Au printemps, c’est lui encore qui nous offre une pluie de pétale de roses, cadeau des prunus en fleurs.
A l’automne, il déroule un tapis de feuilles qui craquent sous nos pas. C’est aussi à l’automne qu’il fait chuter les délicieuses châtaignes que nos dégusterons bien rôties le soir pendant les veillées d’hiver.
Vent doux et chaud du sud, vent fort et froid qui siffle à nos oreilles. Le vent, c’est le souffle de la vie.
Quand d’un coup il s’arrête, c’est le vide, le silence. On se prend à guetter son retour, il nous apporte tant.
C’est grâce au vent que l’on peut admirer le vol d’un oiseau, ailes écartées qui se laisse porter par son souffle, et le vent dans les branches et, encore, non, je m’arrête… La tempête tourbillonne dehors. Je m’habille et je vais en profiter, du vent.
Monique
..................................................................................................................
NEIGE
La journée promettait d’être belle et je me
réjouissais en ouvrant les volets de ce matin 24 décembre. La neige était là.
Depuis deux jours, nous la pressentions. Un ciel bas, jaunâtre et le froid aux
pieds qui nous faisait dire « Ca sent la neige ! ». Le silence
inhabituel m’a fait sortir de mon lit le cœur battant





