dimanche 15 février 2015

NUIT BLANCHE

Nuits blanches et insomnies, racontez-les comme vous voulez : texte narratif ou acrostiche...




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Mes nuits blanches sont noires
Elles sont longues et
Seule dans mon lit

Ne peux m'endormir
Une seule pensée pour pouvoir
Idéalement rêver
Toujours me poursuit
Sans pour autant venir.

Bien des fois je pleure
Luttant contre les heures
Attendant ce sommeil
N'être qu'un fantôme esseulé
Crier en silence dans le noir
Hurler mon désespoir
Et jusqu'au matin où tout s'éveille
Se retrouver les yeux cernés et fatigués...

Valérie
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L’insomnie se glisse subrepticement dans votre lit au même moment où vous vous étiez promis de passer une bonne nuit. A peine entre les draps, vous sentez soudain un petit frémissement, comme une démangeaison qui n’augure rien de bon. Car elle est là, la coquine, et elle se rit de vous, soufflant le chaud, le froid dans votre cou ou à hauteur des reins. Je voudrais dormir. Je suis exténuée, dites-vous ! Mais comment trouver le sommeil ? Dois-je rester immobile et compter les moutons ? Me mettre sur le dos ou bien sur le côté ? Fermer les yeux et surtout ne plus penser. Mais elle se moque de moi et l’insomnie est là pour me glisser dans l’ombre toutes ces idées que je veux oublier, et même m’en suggérer de nouvelles pour me tourmenter davantage.
Qu’à cela ne tienne ! Idée pour idée, prenons donc un ouvrage ! Voyons, ce livre de philosophie, là,  sur ma table de nuit ! A en lire quelques pages, sans doute vais-je m’assoupir. Il est certes ennuyeux mais ne fait point dormir. Quittons le lit alors, buvons un bon lait chaud ou plutôt une tisane de thym. A ce que dit le dicton,  elle vous assurera un repos jusqu’au lendemain matin. Recouchons-nous tranquille sans plus penser à rien. Mais pourquoi, pourquoi l’effet tant attendu et certain ne se produit-il pas chez moi ? J’enrage ! Et cet irritement ne fait que retarder mon endormissement.
Pourquoi ce soir, mon réveil ronronne-t-il à ce point, à mes côtés, que j’ai l’impression de l’avoir doté d’un petit moteur à explosion. Voyons quelle heure est-il ? Trois heures du matin. Est-ce bien raisonnable ? Mais l’insomnie est là qui pour de bon s’installe ! Elle me tient compagnie, certes mais je m’en passerai bien. Elle est là, elle me tient !  Que vais-je faire maintenant pour m’en débarrasser ? Me relever, aller  boire un verre d’eau ! froide ? Mais la fraîcheur ne va-t-elle pas me réveiller ?
Moi, ce que je cherche, c’est chasser cette insomnie qui m’assaille et dormir, enfin dormir. De nouveau, je me lève, fais trois pas, me recouche. Un coup d’œil au réveil. Cinq heures déjà ! Je pense à ma voisine qui repasse la nuit et à celle du dessus qui fait son ménage. Tiens, j’entends le bruit de l’aspirateur !
Il va bientôt falloir penser à me lever. La nuit aura été courte et je suis épuisée. C’est à cause de toi, maudite insomnie ! Ah ? Si je pouvais te jeter aux orties !...

Marie-Thérèse
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Noire ou blanche, la nuit compte environ douze heures
Utiles ou inutiles selon qu’on les occupe au sommeil, au rêve ou au soin des autres
Inévitable espace-temps à occuper en bien ou en mal
Toutes les nuits ne se ressemblent pas

Beaucoup de rêves évoquent en nous les moments heureux
Laissant dans notre mémoire de si beaux souvenirs qu’on voudrait les revivre souvent
À l’inverse, il y a les nuits effrayantes, haineuses des pays sous les bombes
Non , jamais plus de telles horreurs, plus jamais la guerre ! Et pourtant…
Ciel bleu, ciel orageux, ciel pluvieux ou nuageux
Homme, tu dois connaître tous ces passages de la vie
Et ainsi te forger et devenir un être de lumière

Christiane
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Nuits blanches et folies
Unissent les amants
Irritent les bigotes
Titillent leurs a priori.

Blancs sont les visages
Laminés sont les traits
Accentuées sont les cernes
Noctambules sont les amoureux
Charmants sont leurs désirs de lutter
Harassés, le Nirvana trouvé, ils sont heureux !
Encore et encore jusqu'au bout de la nuit.

Claudine
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Nonobstant un jogging crépusculaire et une tisane en vogue
Usant au surplus de recettes réputées infaillibles
Il ne peut, au fil des heures trouver le sommeil
Tantôt allongé sur le dos, tantôt sur le côté, rien n’y fait

Bientôt apparaît l’aube de ce jour ouvrable
Lanterner davantage n’est guère possible
Alors, allons-y ! Debout, sans plus tarder !
N’est-ce pas contre-indiqué de prendre le volant ?
C’est sûr mais que faire ? Héler un taxi ?
Hésiter plus longtemps n’est pas de mise
Et voilà donc débutée une sombre journée !

Emmanuel
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Inutile de se coucher tôt !
Notre amie, l’insomnie nous attend.
Soir d’hiver, soir d’été, peu importe, elle est là !
Oh amie ennemie, fidèle compagne de nos nuits,
Maligne, elle nous fait croire que le sommeil est là.
Non ce n’était qu’une ruse, la revoici avec son ironique sourire
Inutile de lutter, passons le temps
En attendant qu’elle lâche sa proie, pour s’endormir enfin.

Mireille
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IMPOSSIBLE DE DORMIR ICI !
Nombre de personnes font du bruit !
Silence hôpital faudrait-il rappeler ?
Omniprésentes sont les pancartes
Manœuvres élégantes pour les éviter
Natures indélicates, prière de les visionner
Incorrection ! Prière de baisser le volume 
Encore bien trop élevé de vos organes vocaux.
Sentences et jugements d'office à laisser au vestiaire.


Impeccable et blanche la colombe de la liberté
Noctambule et toujours en éveil la chouette effraie
Sonne sonne au loin à toute heure  le clocher
Ombres dans la nuit, de grandes ailes se déploient
Machiavélique et quelque part sournois
Natif des grandes cimes, le faucon pèlerin
Insomniaque, souverain, empereur des courants aériens
Envahit les campagnes, les bourgades et la capitale aussi
Survole et surveille les environs à la recherche de proies.

Claudine
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Immobile dans mon lit, je cherche le sommeil,
Nuages noirs dans le ciel comme les idées dans ma tête
Souffle du vent dehors annonçant la tempête
Ô Je voudrais dormir mais je ne le puis pas
Malheurs de la journée me tourmentent sans cesse
Ne pourrais-je oublier quelques instants ces tracas !
Ils m’empêchent de dormir et m’irritent à la fois.
En moi, malgré tous mes efforts, le calme ne revient pas.


Ne vous y trompez point, le musée est ouvert !
Une foule bigarrée s’y presse et prend patience
Il fait nuit certes, mais quelle découverte
Tous ces bustes offerts à la lumière lunaire !

Badauds et connaisseurs déambulent soudain
Le seul jour de l’année où cela est permis
A tous, de franchir ces grilles toujours fermées.
N’hésitez pas surtout ! C’est la nuit blanche, venez !
Centre Pompidou, Quartier du Marais, promenez-vous,
Humant l’air frais du soir, au Canal st Martin
Et traversant Paris, vous irez dans la nuit, au vieux quartier Latin !

Marie-Thérèse
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Insensé de ne pas profiter de ces heures de repos !
N’avoir aucune envie de dormir, alors que tout repose autour de soi !
Seuls s’agitent ceux qui y sont forcés, les « travailleurs de la nuit »
Or, leur statut est considéré comme pénible, pourquoi les insomniaques ne jouiraient-ils pas du même privilège ?
Mieux vaut être un dormeur invétéré qu’un insomniaque car dans la journée, il y a toujours quelqu’un pour vous réveiller
Ne pas se droguer pour dormir ? Ce en quoi les Français sont champions
Inventons une vie plus calme, plus proche de la nature
Et de sommeil en boîte, plus n’aura besoin

Christiane
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Il existe un supplice que s’inflige l’homme alité :
Ne pas trouver le sommeil malgré sa volonté
Se tournant et se retournant sans cesse sur sa couche
Ou bien se levant et se recouchant à maintes reprises
Manifestement il se heurte à un échec persistant
Nonobstant toutes contre-indications pharmacologiques
Il opte pour le recours aventureux aux somnifères
En dépit d’éventuels effets secondaires néfastes

Emmanuel
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Nuit qui apporte les beaux ou tristes rêves
Unique partie de notre vie inespérée
Inconscient mais heureux de ces instants magiques.
Tous les espoirs sont permis en rêvant l’invivable.

Beaux moments sur les plages
Là-bas, c’est l’été, malgré l’hiver, ici.
Amitiés, visages inconnus, amour
Nous les rencontrerons peut-être ou jamais
Chaque beau rêve est un privilège
Heureux de s’en rappeler en apaisant les regrets
En ces moments chimériques, le temps n’existe plus.

Mireille
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Mes nuits blanches ont une couleur allant du gris au noir. Me retournant sans cesse dans le grand lit pour trouver le sommeil qui ne vient pas. Alors, dans la tête passent les souvenirs anciens du temps où j'étais enfant, du temps de la jeunesse. Les souvenirs du temps présent, de la journée écoulée, du bonheur vécu, des soucis qui endolorissent, des maux au cœur, des rancœurs non dites, des souffrances accumulées et non comprises depuis tant d'années... Des pleurs en silence pour ne pas éveiller celui qui dort et lorsque la source est tarie, se retrouver encore plus épuisée, là sous la couette contre le corps chaud du compagnon...
Écouter les bruits de mon cœur qui cogne et bat à un rythme régulier comme une horloge bien réglée. Les bruits de la nuit, lorsque la fenêtre ouverte me permet de les percevoir : le hululement de la chouette ou du hibou chassant sans doute, le grognement de sangliers passant et cherchant quelques glands, l'appel d'une biche et de son faon.... Et lorsque le jour commence à rosir doucement le ciel, le chant des oiseaux qui s'interpellent joyeusement. Alors à ce moment-là, la fatigue et surtout les idées noires s'évanouissent et une nouvelle journée débute avec de la fatigue accumulée...

Valérie
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Nocturnes de Chopin
Usées sont les touches
Impromptus sont les accords
Titanesques la nuit en est le travail
Silences et concentration record.

Beaux et sereins en sont les accords
Lancinante en est la mélodie
Accentuée en est l'accroche 
Noires sont les dièses et les bémols
Certitude d'atteindre la perfection
Haute en est la gamme en anicroches
Excellent en est le résultat
Sérénité en est le mot clé.

Claudine







1 commentaire:

Anonyme a dit…

L'insomnie et les nuits blanches sont porteuses de nombreux messages! Et je vois qu'elles ont inspiré nombre de personnes! Bravo à tous...je me suis régalée à vous lire... À bientôt....Valérie